RDC-Grandes Lacs : un sommet extraordinaire à Entebbe axé sur la sécurité dans l’est du Congo

 

Des ministres et hauts responsables de la région des Grands Lacs se sont réunis dimanche à Entebbe, en Ouganda, pour un sommet extraordinaire consacré à la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

La rencontre, tenue à la State House d’Entebbe, s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État ougandais Yoweri Museveni. Elle a porté sur la sécurité dans l’est de la RDC ainsi que sur la stabilité de l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Dans un message diffusé dimanche, M. Museveni s’est dit « encouragé par les discussions » et par la « ferme volonté des pays participants de collaborer pour instaurer une paix et une stabilité durables », soulignant l’importance d’une approche concertée face aux défis sécuritaires transfrontaliers.

Le Rwanda était représenté par son ministre de l’Intérieur, Vincent Biruta, tandis que la délégation de la RDC était conduite par Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale, selon des sources officielles.

Ce sommet intervient dans un climat de fortes tensions au Sud-Kivu, à la suite de l’annonce par l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) de son retrait de la ville d’Uvira, située à la frontière avec le Burundi. Kinshasa et Bujumbura accusent ce mouvement armé, ainsi que le Rwanda, d’être à l’origine de l’instabilité persistante dans cette zone stratégique. Kigali rejette régulièrement ces accusations.

L’Ouganda joue un rôle sécuritaire majeur dans l’est de la RDC à travers l’opération Shujaa, une intervention militaire conjointe lancée en novembre 2021 par les armées ougandaise et congolaise contre les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié à l’État islamique.

Kampala suit également de près l’évolution de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et en Ituri, où plusieurs projets d’infrastructures routières financés conjointement par l’Ouganda et la RDC sont en cours, des investissements considérés comme stratégiques pour l’intégration économique et la stabilité de la région, selon des responsables ougandais.

La rédaction