Nord-Kivu : les FDLR accusent Kigali d’orchestrer des attaques pour déstabiliser l’Est de la RDC

Les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) ont accusé, le 17 décembre 2025, les le gouvernement rwandais d’être responsable des récentes attaques qui ont fait 11 morts dans le groupement de Waloa Loanda, situé en territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu. Ces attaques ont également entraîné la suspension des cours et provoqué le déplacement de plusieurs familles.

Dans un communiqué publié à Rutshuru, les FDLR ont alerté sur une tentative de manipulation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Selon le groupe armé, le gouvernement rwandais chercherait à attribuer les récentes violences aux FDLR afin de justifier la présence de ses troupes en RDC.

Le porte-parole des FDLR, Curé Ngoma, a affirmé que Kigali préparerait une série d’attaques, dont certaines seraient menées sur son propre territoire et imputées ensuite aux FDLR.

“Ces attaques visent à ternir l’image des FDLR, à créer une menace artificielle et à légitimer la présence militaire illégale du Rwanda dans l’Est de la RDC,” indique le communiqué, qui ajoute que les auteurs des violences sont des combattants récemment recrutés par Kigali, attirés par des promesses de retour sécurisé au Rwanda et d’accès à des positions de pouvoir au sein du gouvernement rwandais.

Selon les FDLR, la première phase de cette opération a été menée dans le groupement Waloa Loanda sous le commandement des forces rwandaises. “Ces éléments instrumentalisés sont responsables des attaques récentes à Walikale. La deuxième phase de l’opération se déroulera sur le territoire rwandais,” avertissent les FDLR dans leur déclaration.

Les FDLR ont réaffirmé leur volonté d’engager un dialogue inter-rwandais pacifique, soulignant qu’elles n’ont aucune intention d’attaquer la RDC ou tout autre pays voisin.

Dans une déclaration faite 24 heures plus tôt, le ministre congolais de la Communication, Patrick Muyaya, a accusé Kigali et les FDLR de préparer des attaques sur le sol rwandais, qu’elles seraient ensuite attribuées à la RDC. Muyaya a dénoncé ce qu’il a qualifié de manipulation visant à justifier l’occupation militaire rwandaise dans l’Est de la RDC et à manipuler l’opinion internationale.

La rédaction