Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a annoncé ce mercredi 10 décembre décembre un bilan de 413 civils tués, parmi lesquels de nombreuses femmes, enfants et jeunes, dans des attaques violentes à Kamanyola, Katogota, Luvungi, Mwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba, ainsi qu’à Uvira.
Ces attaques, attribuées a M23 et alliés, ont laissé derrière elles une crise humanitaire d’une ampleur considérable, avec plus de 200 000 déplacés fuyant les zones touchées.
“Ces violences ne sont pas des actes isolés mais s’inscrivent dans une stratégie délibérée de carnage, visant à briser la résistance locale, à semer la terreur et à forcer des déplacements massifs de la population”, a déclaré le porte-parole du gouvernement provincial, Me Didier Kab Luganywa-Bashizhi, dans une conférence de presse.
Le bilan, établi après une visite d’évaluation du gouverneur du Sud-Kivu, le Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, dans les hôpitaux de la région, fait état de civils tués par balles, grenades et bombardements.
Les autorités ont précisé que ces attaques visaient notamment les familles des résistants locaux, renforçant ainsi la perception d’une opération visant à détruire toute forme de résistance populaire dans cette région de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Selon le communiqué officiel, les forces présentes à Uvira sont composées de militaires rwandais et de mercenaires étrangers.
“Ces forces opèrent en totale violation des accords de cessez-le-feu de Washington et de Doha, ignorant leurs engagements souscrits pour la paix”, a ajouté Me Luganywa-Bashizhi.
Les tensions à Uvira se sont intensifiées après l’attaque du 9 décembre, bien que la situation soit restée relativement calme durant la nuit grâce à la présence dissuasive des forces de défense et de sécurité locales, indique le gouvernement.
Le gouvernement provincial dénonce une “crise humanitaire majeure” qui frappe actuellement la région, avec des centaines de milliers de civils contraints de fuir la ville d’Uvira dans des conditions précaires. Le manque d’assistance humanitaire rend la situation encore plus dramatique, incitant les autorités à appeler à une mobilisation immédiate de la communauté internationale.
“Nous alertons la communauté internationale sur les risques d’un nouveau carnage à grande échelle. Il est impératif que la protection des populations civiles devienne une priorité, et que des mesures soient prises pour rétablir la sécurité et prévenir de nouvelles violences”, a insisté le gouvernement provincial.
Les autorités locales ont demandé un soutien urgent et coordonné pour éviter une catastrophe humanitaire.
Le gouverneur a également appelé à la solidarité nationale et internationale afin de soutenir les déplacés et de fournir des ressources pour aider les familles touchées par ces attaques.
La situation dans le Sud-Kivu demeure précaire et suscite une inquiétude croissante sur la stabilité de l’ensemble de l’Est de la RDC.
“Nous demandons des actions concrètes pour arrêter ce cycle de violences et restaurer la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo”, a conclu Me Didier Kab Luganywa-Bashizhi.
La rédaction










