Journée Internationale des Droits de l’Homme : Clarisse Miruho exige justice pour l’Est de la RDC

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, Clarisse Miruho, militante pour les droits des femmes et la justice sociale, a interpellé la communauté internationale sur les exactions persistantes commises dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), notamment au Nord et au Sud-Kivu.

Lors d’un entretien à l’occasion de cette journée, Clarisse a dénoncé l’impunité qui caractérise les actes de violence perpétrés contre les civils, en particulier les femmes et les enfants, et exigé des enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur ces atrocités.


Clarisse Miruho a appelé la communauté internationale et les autorités congolaises à traduire en justice les responsables des massacres du 30 août dernier à Ndosho dans la ville touristique de Goma au Nord-Kivu dans la partie Est de la RDC.

Ce carnage, qui a coûté la vie à de nombreux innocents, reste impuni malgré les nombreux témoignages faisant état de l’implication directe des forces armées congolaises (FARDC).

Elle a exigé la mise en place d’enquêtes judiciaires impartiales pour établir les responsabilités et rendre justice aux victimes.


Miruho a également évoqué la tragédie survenue à la prison centrale de Munzenze, où des centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, ont péri dans un incendie mystérieux, survenu lors des affrontements entre les FARDC et le M23/AFC.

Des accusations de complicité entre les deux belligérants circulent, mais aucune enquête indépendante n’a encore permis d’établir clairement les responsabilités.

« Nous exigeons une enquête exhaustive sur ce drame afin que la vérité soit révélée. La communauté internationale doit se saisir de cette affaire », a déclaré Claris Miruho.

Selon elle, la communauté internationale et la Cour Pénale Internationale (CPI) ont un rôle crucial à jouer pour stopper l’impunité qui règne dans l’Est du pays.


Clarisse Miruho n’a pas manqué de dénoncer l’ampleur des crimes de guerre commis contre les femmes et les enfants dans la plaine de la Ruzizi, zone fortement touchée par les combats entre les FARDC et le M23.

« Ces atrocités constituent des crimes contre l’humanité. Les femmes et les enfants,  vulnérables, sont les premières victimes de ces violences. Il est crucial que les responsables de ces massacres, qu’ils soient membres des FARDC ou du M23, soient jugés et sanctionnés », a-t-elle déclaré.


Dans le cadre de cette journée commémorative, l’activiste a également renouvelé son plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale des génocides commis sur le territoire congolais, plaidant pour une prise en charge rapide de la situation par les instances internationales.

Elle a rappelé que la RDC, malgré les nombreux rapports d’organisations humanitaires et des Nations Unies, demeure dans l’ombre de l’impunité, et que les victimes de violences restent sans justice. « L’absence de justice est une forme de violence. Nous demandons à la communauté internationale et à la CPI de se saisir de ces crimes pour qu’enfin, les responsables soient traduits devant les instances judiciaires », a conclu Claris Miruho.

L’activiste a insisté sur l’urgence d’une réponse concrète de la communauté internationale face à l’ampleur des exactions, afin d’empêcher que de nouvelles tragédies ne se produisent.

« Il ne suffit pas de commémorer les droits de l’homme, il faut les défendre. Nous devons agir pour les victimes de ces violences », a-t-elle conclu.

La journée du 10 décembre, marquée par des rassemblements à travers le monde en l’honneur de la dignité humaine, a offert à Claris Miruho l’occasion de lancer un appel  à la justice pour toutes les victimes des violences de l’Est de la RDC, en espérant que les promesses de la communauté internationale se traduiront enfin en actes concrets.

La rédaction