Le Rwanda a fermement condamné les récentes violations du cessez-le-feu par les armées de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Burundi, affirmant que la responsabilité de ces attaques ne peut en aucun cas être imputée à son gouvernement.
Dans un communiqué publié ce jour par le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Kigali a dénoncé une série d’offensives militaires menées par les forces armées de la RDC (FARDC), l’armée burundaise (FDNB), et leurs alliés, notamment les FDLR.
“Les attaques menées contre des villages civils à proximité de la frontière rwandaise, à l’aide d’avions de chasse et de drones d’attaque, ne peuvent être justifiées. L’AFC/M23, bien que contrainte de réagir, continue de défendre ses positions face à cette agression”, a indiqué le communiqué.
Le Rwanda a également souligné les graves conséquences humanitaires des attaques menées par les armées congolaises et burundaises.
“Suite aux bombardements aériens de Kamanyola, plus de 1000 citoyens congolais ont traversé la frontière pour se réfugier à Bugarama, dans le sud du Rwanda. Ils sont actuellement hébergés dans le camp de transit de Nyarushishi”, a précisé la déclaration.
Le Rwanda a mis en lumière les actions militaires de la RDC et du Burundi dans la province du Sud-Kivu, où près de 20 000 soldats burundais auraient été déployés pour soutenir le gouvernement congolais.
Les forces armées congolaises, en collaboration avec des milices locales et des mercenaires étrangers, auraient assiégé plusieurs villages banyamulenge, notamment Minembwe, dans le but de provoquer une famine.
“Il est clair que la RDC continue de mener une guerre contre les populations innocentes du Kivu. Elle a déclaré qu’elle n’observerait pas le cessez-le-feu et qu’elle poursuivrait son offensive pour reprendre les territoires perdus au profit de l’AFC/M23”, a affirmé le porte-parole du ministère rwandais.
“Ce comportement met en péril tout le processus de paix qui avançait pourtant jusque-là.”
Le Rwanda a également dénoncé l’incapacité de la RDC à respecter l’Accord de Paix de juin 2025, notamment en ce qui concerne la neutralisation des FDLR, une condition clé pour la stabilité durable dans la région.
“Le retard de la RDC dans la mise en œuvre de cet engagement est un obstacle majeur à la résolution du conflit dans l’Est de la RDC”, indique le communiqué.
Le ministre rwandais des Affaires Étrangères a critiqué la posture de la RDC, soulignant que le président Tshisekedi, bien qu’ayant signé les Accords de Washington le 4 décembre 2025, n’a montré aucun véritable engagement pour la paix.
“Il semble qu’il ait été contraint de signer les accords, sans réelle volonté de les appliquer”, a-t-il ajouté.
Le Rwanda a réitéré son appel à la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures décisives face à la persistance des violations.
“Il est impératif que la communauté internationale exige la fin de ces attaques, qui ont été minutieusement préparées par la RDC. La mise en œuvre complète des Accords de Washington reste une priorité urgente pour la région”, a conclu le communiqué.
Le gouvernement rwandais a également souligné l’importance de conclure les annexes restantes de l’Accord de Doha, qui régit la relation entre la RDC et l’AFC/M23.
Pour Kigali, c’est seulement à travers l’application stricte de ces accords que la paix, la stabilité et la prospérité pourront être rétablies dans la région des Grands Lacs.
La rédaction











