UE défend la liberté d’expression après les attaques du patron de xAI sur l’amende infligée à X L’Union européenne a défendu lundi la liberté d’expression à la suite des critiques d’Elon Musk, patron de xAI et propriétaire de la plateforme X, qui a vivement réagi à l’amende de 120 millions d’euros imposée à son entreprise pour tromperie liée aux coches bleues utilisées pour certifier les comptes, ont rapporté plusieurs médias internationaux.
L’Union européenne a défendu lundi la liberté d’expression à la suite des critiques d’Elon Musk, patron de xAI et propriétaire de la plateforme X, qui a vivement réagi à l’amende de 120 millions d’euros imposée à son entreprise pour tromperie liée aux coches bleues utilisées pour certifier les comptes, ont rapporté plusieurs médias internationaux.
« Cela fait partie de la liberté d’expression que nous chérissons dans l’UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a déclaré Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, interrogée sur les propos de Musk.
Le dirigeant de xAI avait affirmé que l’Union européenne « devrait être abolie » après l’annonce de cette sanction. « L’UE devrait être abolie et la souveraineté rendue aux États, pour que les gouvernements représentent mieux leur peuple », a-t-il écrit sur X.
Pressions transatlantiques
La décision européenne a suscité de vives réactions à Washington, où l’administration Trump a dénoncé une attaque contre les entreprises technologiques américaines.
« L’amende infligée par la Commission européenne n’est pas seulement une attaque contre X, c’est une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain par des gouvernements étrangers », a affirmé Marco Rubio, secrétaire d’État américain.
Première sanction au titre du règlement sur les services numériques
L’amende contre X constitue la première mesure prise dans le cadre du règlement sur les services numériques (DSA), entré en vigueur en 2023. Ce texte impose aux grandes plateformes des obligations accrues pour lutter contre les contenus illégaux, la désinformation et le manque de transparence en ligne.
L’UE reproche notamment à X d’avoir modifié l’usage des coches bleues après le rachat de Twitter en 2022 par un consortium mené par Musk. Ces badges, auparavant attribués à l’issue d’un processus de vérification, ont été rendus accessibles aux abonnés payants, brouillant selon Bruxelles la compréhension des utilisateurs sur l’authenticité des sources d’information.
En plus de la sanction déjà prononcée, l’Union européenne poursuit ses investigations sur X pour des soupçons de non-respect de ses obligations en matière de transparence publicitaire et d’accès aux données pour les chercheurs agréés. L’enquête a également été étendue à de possibles manquements concernant la lutte contre les contenus illégaux et la désinformation.
La rédaction











