Un calme précaire régnait dimanche 7 décembre dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi, où des habitants ont signalé une progression des troupes de l’AFC/M23 dans le territoire d’Uvira dans la province du sud-kivu dans l’est de la République démocratique du Congo.
Des résidents de Katogota ont indiqué que les combattants avaient avancé jusqu’à Luberizi et contrôlaient une grande partie de Luvungi et de Lubarika, tandis que les FARDC, les groupes Wazalendo et des soldats burundais n’étaient plus visibles depuis la soirée du 6 décembre, selon leurs témoignages.
Des rumeurs faisant état d’une possible attaque de combattants Wazalendo avaient circulé samedi, appelant les habitants à rester chez eux et à ne payer aucune taxe, ont expliqué plusieurs sources locales.
À Mudaka, dans le territoire de Kabare, les activités économiques sont restées paralysées dimanche, jour de grand marché, selon Radio Maendeleo.
Les offices religieux ont enregistré une faible participation, tandis que des éléments de l’AFC/M23 patrouillaient en nombre sur la route et dans l’enceinte du marché, a indiqué la radio.
Dans la cité de Kamanyola et la chefferie de Kaziba, en territoire de Walungu, les activités ont repris timidement après plusieurs jours d’affrontements entre l’AFC/M23 et les forces armées congolaises appuyées par des Wazalendo et des militaires burundais.
À Kamanyola, des habitants sont revenus dans les rues tôt dimanche matin.
Certaines pharmacies, boutiques et commerces ont rouvert. Aucun tir n’a été entendu depuis vendredi, ont rapporté plusieurs résidents. Des habitants qui tentaient de traverser la rivière Ruzizi vers le Burundi ou le Rwanda sont retournés dans leurs maisons, selon un témoin.
Si les cérémonies religieuses se sont déroulées à un rythme réduit, une accalmie a été observée dans l’ensemble de la cité.
Dans la chefferie de Kaziba, le calme est revenu depuis jeudi, après des bombardements qui avaient fait plus de 20 morts et causé d’importants dégâts matériels, selon des sources locales.
Le transport entre Kaziba et Bukavu a repris bien que les prix aient augmenté, a déclaré un défenseur des droits humains. Les commerces fonctionnent et les cultes ont été organisés dans plusieurs églises, ont ajouté les mêmes sources.
La rédaction











