Sud-Kivu : voici la situation de l’avant-midi de ce 6 décembre 2025

La tension reste vive ce samedi 8 décembre 2025 dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi, au cinquième jour d’une escalade marquée par une reprise intense des affrontements.

Selon des sources locales jointes dans la zone, des combats ont éclaté dès 5 heures du matin entre la coalition Wazalendo–FARDC–FNB et les combattants de l’AFC–M23 autour de Kamonyi, dans la direction du village de Lubarika, en territoire d’Uvira.

Le M23 chercherait à progresser pour prendre le contrôle de Lubarika, considéré comme un bastion des Wazalendo.

À Kamanyola, des tirs d’armes lourdes continuent d’être entendus à distance, tandis que des bombardements auraient été lancés depuis Luvungi vers Kamanyola et inversement. Cette situation alimente une forte panique parmi les habitants, désemparés et ne sachant plus quelle direction emprunter pour se mettre à l’abri.

La veille, plusieurs pertes en vies humaines et importants dégâts matériels ont été signalés à Kamanyola, Luvungi, Mutarule et Lubarika, conséquence des bombardements qui ont touché plusieurs zones habitées.

Des témoins évoquent des scènes particulièrement difficiles, avec des corps gravement atteints par les explosions et d’autres totalement calcinés. Des enfants, des femmes et des personnes âgées en fuite ont été surpris par les tirs, certains retrouvés sans vie ou grièvement blessés le long des routes.

Face à l’intensification des affrontements, les mouvements de population se multiplient dans toute la plaine de la Ruzizi.
À Kamanyola, de nombreuses familles traversent la frontière vers le Rwanda, tandis que d’autres préfèrent se barricader chez elles. Plusieurs personnes se rassemblent également le long de la rivière Ruzizi, tentant de gagner le Burundi, souvent sans succès en raison des fortes tensions.

Dans les localités de Luvungi, Lubarika et Bwegera, les habitants prennent la route de Sange pour échapper aux bombardements. D’autres choisissent de se diriger vers la ville d’Uvira dans l’espoir d’y trouver davantage de sécurité.

Les mouvements de déplacement s’intensifient d’heure en heure, et les organisations humanitaires expriment leurs préoccupations face à une situation qui pourrait rapidement devenir critique si les combats se poursuivent. L’accès aux zones touchées reste difficile, compliquant les évaluations des besoins et les premières interventions d’urgence.

La rédaction