Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé ce samedi 6 décembre des bombardements visant des localités du Sud-Kivu, affirmant qu’ils interviennent malgré la signature, jeudi, de l’accord de paix de Washington, en présence du Président américain et de témoins internationaux.
Dans un communiqué signé du général-major EkENGE BOMUSA EF OMI Sylvain, l’armée congolaise indique que des tirs d’artillerie ont été effectués « à partir de BUGARAMA » et ont touché des zones densément peuplées situées entre KAMANYOLA et UVIRA, dans la plaine de RUZIZI.
« Depuis le jeudi 4 décembre 2025, jour de la signature de l’accord de paix de Washington devant le Président américain et les témoins internationaux, des bombardements se multiplient visant les localités congolaises densément peuplées », affirment les FARDC.
Le communiqué décrit une situation « grave » et qualifie les faits d’« odieux ». « Plusieurs civils congolais ont été fauchés et comptent parmi les victimes de cette barbarie », ajoute le texte, qui évoque également la destruction d’écoles, de centres de santé et d’habitations.
Selon Kinshasa, ces actes « constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » montrent « la volonté manifeste de saboter tout processus de paix en dépit des engagements librement souscrits devant témoins ».
Les FARDC disent « dénoncer et condamner ce énième pogrom perpétré par des gens sans aucune considération à la vie humaine ».
L’armée congolaise assure toutefois à la population « sa farouche détermination de faire échec à ces velléités bellicistes et criminelles », promettant de « se battre jusqu’au sacrifice suprême et d’assurer la protection des populations, quoi qu’il en coûte ».
La région du Sud-Kivu demeure l’un des fronts les plus sensibles du conflit qui oppose depuis plusieurs années Kinshasa à des groupes armés appuyés par Kigali, malgré les initiatives diplomatiques récurrentes visant à mettre fin aux violences.
« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo dénoncent et condamnent ce énième pogrom… Elles rassurent la population de leur détermination à assurer sa protection, quoi qu’il en coûte », conclut le communiqué.
La rédaction










