Une organisation qui se nomme Mouvement de Fraternité congolaise œuvrant en ville de Goma, a lancé un message appelant les citoyens de la République démocratique du Congo à participer à une campagne de prière de 30 jours à partir du 10 décembre 2025, affirmant vouloir invoquer la “justice divine” face aux souffrances de la population.
Dans un entretien avec lesvolcansnews.net, le mouvement affirme que “l’heure de la vengeance de ta souffrance a sonné”, invitant les Congolais à interpréter le message dans leur langue maternelle et à le partager.
Selon le mouvement, la RDC “souffre à cause de l’inconscience d’une certaine classe de gens qui cachent leur méchanceté derrière un patriotisme hypocrite”, tout en estimant que “l’année 2026 doit être une année de justice”.
Alidor Pilipili, présenté comme l’un des responsables du mouvement, déclare que l’initiative vise à unir les croyants dans un effort spirituel collectif.
“Les mouvements des fraternités invitent tous les Congolais, au pays comme à l’étranger, à prendre seulement trois minutes de prière à partir du 10 décembre 2025”, affirme-t-il.
Il précise que la prière doit être effectuée deux fois par jour, “entre 6 h et 7 h, puis entre 18 h et 19 h, pendant trois minutes”, en gardant un contact symbolique avec le sol.
Cette pratique, selon lui, doit permettre que “les sangs des innocents versés, les larmes écoulées et la souffrance des Congolais soient vengés”.
Le mouvement affirme également que la guerre dans l’est du pays aurait, selon lui, une dimension spirituelle.
“Dieu a permis que cette guerre arrive pour mettre au défi le chantage de la montée en puissance de l’armée et toutes les autres propagandes maçonniques”, dit Alidor , sans fournir d’éléments permettant de vérifier ces affirmations.
La déclaration appelle par ailleurs les croyants à prier pour que “l’autorité, venant de Dieu, soit appliquée pour le bien commun et non pour soi”, et demande de “passer à la vitesse supérieure en demandant à Dieu d’appliquer sa propre justice”.
Le mouvement indique que cette campagne comporte “quatre étapes” et que le message diffusé constitue “la première”.
Pour les observateurs, on notera qu’il y a montée régulière, ces dernières années, de messages mêlant spiritualité et discours politiques dans l’espace public du pays.
La rédaction











