Sud-Kivu : un mouvement pro-gouvernemental dément toute interdiction faite aux “wazalendo” de combattre aux côtés des FARDC

Le Mouvement des Patriotes pour la Défense de la République (MPDR) a démenti vendredi des informations affirmant que les combattants “wazalendo” auraient été interdits de rejoindre les Forces armées de la RDC (FARDC) sur les lignes de front à Luvungi.

« C’est totalement faux que le général Civiri Hamuli, en charge des opérations et renseignements, ait interdit aux wazalendo de combattre aux côtés des FARDC », a déclaré Alexis Byadunia Meshack, cadre du MPDR, lors d’un point de presse à Uvira.

Il a accusé les auteurs de ces rumeurs de « travailler pour les intérêts de l’ennemi », ajoutant que le général Hamuli était venu transmettre un message de « réconfort » et procéder à une « réorganisation » des troupes wazalendo. Selon lui, l’officier a convaincu ces combattants de se déployer sur d’autres fronts face aux tentatives de progression de l’ennemi.

Byadunia a affirmé que les wazalendo « ne peuvent être en désaccord avec l’armée », rappelant que leur soutien logistique et alimentaire provient des FARDC. Il a indiqué que les positions militaires restaient stables et que la situation sécuritaire était « calme » à Katogota et Luvungi, où les FARDC et des troupes burundaises sont déployées avec l’appui des wazalendo.

Le responsable, également coordonnateur de la Réserve armée pour la défense de la patrie, a accusé le M23 de « vouloir diviser les wazalendo » en diffusant de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Il a insisté sur le fait que la communication officielle doit émaner du porte-parole des FARDC et distingué trois catégories de wazalendo : ceux engagés pour l’intérêt national, des anciens détenus tentant de se racheter une image, et des infiltrés travaillant pour l’ennemi.

Byadunia a enfin demandé aux combattants de ne pas utiliser leurs appareils de communication à des fins de propagande et de s’en remettre à leur hiérarchie.

La rédaction