Le VIH/sida demeure l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, affectant des millions de personnes et représentant un défi majeur pour les systèmes de santé. Face à cette situation, les professionnels de la santé intensifient les actions de sensibilisation pour limiter la propagation du virus et améliorer la prise en charge des patients.
Intervenant sur la question, le docteur Patrick Sadiki, médecin spécialiste, est revenu sur les principaux modes de transmission du VIH. Selon lui, « le virus se transmet de trois manières : premièrement par la voie sanguine, deuxièmement par la voie sexuelle et troisièmement de la mère à l’enfant ».
S’agissant de la transmission par le sang, le médecin explique que celle-ci intervient notamment lors de l’utilisation de matériel d’injection contaminé.
« Par exemple, lorsqu’une aiguille déjà utilisée est encore employée sur une autre personne, le risque de transmission devient très élevé », précise-t-il.
Il note toutefois une amélioration progressive des pratiques : « Heureusement, cette habitude est en train de disparaître grâce aux efforts du système de santé ». Toutefois, il alerte sur l’usage de drogues injectables : « Les personnes qui consomment des drogues par injection s’exposent davantage au risque de transmission du VIH et d’autres maladies ».
Le docteur Patrick Sadiki insiste également sur la transmission du virus de la mère à l’enfant, qui peut survenir pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Face à ce risque, il encourage les femmes enceintes à se faire dépister le plus tôt possible.
« Toute femme qui se sait séropositive doit être mise sous traitement et surtout bien respecter ce traitement », souligne-t-il.
Il ajoute : « C’est en consultant un médecin qu’elle pourra bénéficier du dépistage et du suivi médical approprié. L’adhésion au traitement est essentielle pour protéger le bébé de toute contamination ».
En matière de prévention, le spécialiste rappelle que plusieurs mesures simples et efficaces existent.
« D’abord, il y a l’abstinence. Ensuite, le port correct du préservatif, qu’il soit masculin ou féminin. Pour les personnes exposées à un risque, il existe également le traitement post-exposition, qui doit être pris dans les 48 heures et poursuivi pendant un mois », explique-t-il.
Il évoque aussi le traitement pré-exposition, destiné aux personnes très exposées au virus : « Ce traitement est une mesure préventive efficace lorsqu’il est bien suivi ».
Victoire Muliwavyo / Goma









