Une cache d’armes a été mise au jour dans la commune de Karisimbi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, alimentant les préoccupations sécuritaires. Les habitants du quartier Kasika ont découvert près d’une dizaine d’armes AK-47, deux grenades et trois chargeurs garnis enfouis sous le sol.
La découverte a eu lieu ce 29 novembre 2025, alors que les résidents étaient travail communautaire dit « salongo », autour d’un bureau de quartier .
Des images de la scène ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, montrant les armes et munitions, dont les grenades non désamorcées, dans le terrain du bureau du quartier.
« Nous étions en plein salongo autour de notre bureau et nous avons vu ces engins, dont deux grenades dégoupillées. Nous avons dû arrêter notre activité car nous ne savions pas ce qui se trouvait sous le sol », a déclaré un responsable local dans une vidéo virale.
Cependant, la découverte ravive des inquiétudes concernant la sécurité dans la ville de Goma, où la situation reste volatile depuis plusieurs mois.
Les éléments M23, dans le cadre de ces opérations, ont procédé lors des couvre-feu, à plusieurs arrestations, dont celles de jeunes habitants, qui, selon certaines sources locales, sont encore détenus dans des conditions floues. Ces arrestations ont créé un climat de méfiance et de frustration parmi les habitants, d’autant plus que les familles des détenus n’ont pas eu de réponse claire sur leur statut.
Bien qu’il soit difficile de déterminer qui pourrait être responsable de cette cache d’armes, la situation à Goma et dans le Nord-Kivu demeure complexe. Le contrôle de certaines zones de la ville et de ses environs a longtemps été difficile.
Les experts en sécurité redoutent que cette découverte d’armement ne soit qu’un symptôme de problèmes plus profonds, liés au manque de contrôle par le M23 dans certaines parties de la ville.
La ville de Goma, située dans une zone géopolitique sensible à la frontière avec le Rwanda, reste un point névralgique pour les questions de sécurité régionale. Les populations locales continuent d’être prises au piège.
La rédaction









