Les officiers et sous-officiers de la 33e Région militaire de la République Démocratique du Congo (RDC) ont participé à un atelier sur le Droit International Humanitaire (DIH), organisé par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) à Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.
L’atelier, qui s’est tenu les 26 et 27 novembre 2025, a permis aux militaires de renforcer leur compréhension des règles de conduite en temps de guerre, des Conventions de Genève, ainsi que des principes fondamentaux du droit humanitaire international, y compris la question sensible des violences sexuelles en période de conflit.
Le colonel KIPUSA MULIRI POLLY, chef d’État-major de la 33e Région militaire, qui représentait le général de brigade ILUNGA KABAMBA JEAN-JACQUES, commandant de la région, a exprimé sa gratitude envers le CICR pour l’opportunité offerte aux militaires, notamment en cette période de tensions croissantes dues à l’agression étrangère qui menace la RDC.
« Je tiens à remercier le CICR pour avoir choisi nos militaires pour cette formation essentielle. Dans un contexte aussi complexe, il est vital que nous soyons tous conscients de nos obligations en matière de droit humanitaire. Je vous demande de transmettre ces connaissances aux autres membres de vos unités afin de prévenir tout débordement pendant les hostilités », a déclaré le colonel KIPUSA MULIRI.
Les participants ont eu l’occasion de s’imprégner des règles fondamentales du DIH, qui visent à protéger les civils et à limiter les souffrances humaines durant les conflits armés. L’atelier a mis l’accent sur l’importance de respecter les Conventions de Genève, les principes de distinction et de proportionnalité, ainsi que l’usage approprié de la force sur le terrain.
L’Engagement du CICR envers la Protection des Civils
Le chef de bureau du CICR à Uvira a également pris la parole à cette occasion, saluant la collaboration avec les forces armées congolaises et soulignant l’importance de ce genre d’initiative. « Ces deux jours ont été très fructueux pour nous tous. Le terrain ici dans la région du Sud-Kivu présente des défis uniques, et la formation donnée permet non seulement de renforcer les connaissances, mais aussi de rappeler que le Droit International Humanitaire est une priorité pour assurer la protection des populations civiles, ce qui est également une mission régalienne des FARDC », a précisé le responsable du CICR.
Distribution de Manuels pour la Poursuite de la Formation
À la fin de l’atelier, des manuels ont été remis aux participants, destinés à servir de supports de formation pour la restitution des connaissances acquises aux autres militaires des différentes unités de la 33e Région et du secteur opérationnel Sukola2 Sud Sud-Kivu. Ces manuels détaillent les principes du DIH et les bonnes pratiques à adopter dans le cadre des opérations militaires.
Une Initiative Cruciale pour la RDC
Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers menés par le CICR à travers le pays pour renforcer les capacités des forces armées congolaises dans le respect du droit humanitaire international. Elle intervient dans un contexte particulièrement sensible, où la RDC fait face à une agression étrangère et à des conflits internes violents, affectant gravement la population civile.
Le service de communication et information des forces armées (SCIFA) de la 33e Région militaire a confirmé que cet atelier constitue une étape importante dans la professionnalisation des troupes et leur capacité à mener des opérations tout en respectant les normes internationales en matière de droits humains.
Capt. Sylvain Bijanu, porte-parole de la 33e Région militaire, a tenu à rappeler que la formation continue des troupes sur ces enjeux reste essentielle pour prévenir les violations du droit humanitaire et garantir une conduite conforme aux attentes de la communauté internationale.









