RDC : Poursuite des combats au Nord-Kivu et au Sud-Kivu malgré les accords de Doha

Malgré les accords conclus entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha, les combats se sont intensifiés cette semaine dans l’est de la République démocratique du Congo, où les insurgés poursuivent leur avancée dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Mardi, les rebelles ont pris le contrôle du village de Kilungutwe, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, confirmant leur progression vers le sud.

« Depuis lundi, certaines personnes évoquaient la chute de Kilungutwe. Cependant le village était devenu une zone neutre et les militaires FARDC se sont repliés à Kasika et à Mwenga centre. De son côté, l’armée burundaise (FDNB) qui était visible, s’est repliée dans la soirée du 24 novembre », a déclaré à ACTUALITE.CD un responsable local.

Les forces gouvernementales congolaises ont reculé vers Kasika, tandis que plusieurs sources locales font état de déplacements massifs de civils. Des milliers d’habitants des villages de Mulanga, Chiyeshero et Kwitwabaluzi ont fui leurs maisons, contraints de passer plusieurs nuits à la belle étoile dans des conditions précaires.

« L’AFC/M23 a attaqué les positions des FARDC dans le groupement de Mulanga, Chiyeshero, et Kwitwabaluzi ainsi que Butongo dans le groupement de Burhinyi. Ces affrontements ont occasionné un déplacement massif de la population », a indiqué Lungele Itebo, président de la société civile du territoire de Mwenga.

Il ajoute que « les habitants du chef-lieu de la chefferie de Lwindi, Kasika, Chidasa et du territoire de Mwenga ont passé la journée de mardi sous les coups des balles des pilleurs ».

Les combats se sont intensifiés ces derniers jours autour de Kilungutwe et des localités environnantes. Les rebelles de l’AFC/M23 avaient déjà étendu leur présence dans le territoire de Mwenga en mai dernier après avoir pris le contrôle de Burhinyi et de Luhwinja, où ils occupent la mine d’or de Twangiza.

Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces nouveaux mouvements de troupes.

La redaction