Dans le cadre de la redevabilité, la gestion des redevances minières perçues par le secteur des Wanianga, en territoire de Walikale, a fait l’objet d’un contrôle citoyen initié par la société civile forces vives, ce vendredi 22 novembre 2025, à Walikale-centre (Nord-Kivu).
Après un contrôle portant sur la gestion financière, la gestion des ressources humaines et les procédures de passation des marchés publics, les organisations de la société civile ayant pris part à cet exercice ont déclaré avoir été éclairées par les explications fournies par le chef de cette entité territoriale décentralisée.
« Nous avons constaté que le secteur des Wanianga peut être considéré comme un modèle de gestion, car tout se fait dans le respect de la loi. Le fait que le comité de gestion suive les besoins de la population, contenus dans le plan local de développement, dans l’affectation des ressources financières issues des redevances minières, nous donne l’espoir que d’ici 2028, le secteur des Wanianga sera classé parmi les entités rurales développées. Son gestionnaire est animé par la volonté de servir la communauté », a déclaré Fiston Misona, président de la coordination territoriale de la société civile forces vives de Walikale.
Les organisations féminines ont salué le respect de la représentativité du genre dans les instances décisionnelles de l’entité. Selon la Coordination Locale des Associations Féminines pour le Développement (CLAFED), la prise en compte des besoins des femmes parmi les priorités traduit un véritable respect à leur égard.
« Lors de l’élaboration du plan local de développement du secteur des Wanianga, nous avions plaidé pour y intégrer nos desiderata. Durant ces deux premières années de gestion, le chef de secteur a placé nos besoins parmi les priorités de l’entité. C’est le cas, par exemple, de la construction de réseaux d’eau dans les villages et de l’ouverture des routes de desserte agricole. Si nous trouvons de l’eau facilement au village, sans parcourir de longues distances dans la forêt, et si je peux acheminer mes produits champêtres sans difficulté vers les centres de consommation, que demander de plus ? » s’interroge Furaha Mukulumanya, coordinatrice de la CLAFED.
Le chef de secteur des Wanianga a salué l’initiative de la société civile, qu’il encourage à puiser les informations directement à la source. Pour Dr Akilimali Bamwisho Descartes, cet exercice renforce davantage son engagement au service de la communauté.
« Je félicite cette initiative qui vise à recueillir les informations à la source. Cela renforce encore mon engagement pour le développement de mon pays en général et de mon entité en particulier. Nous ne sommes qu’au début. Notre patriotisme sera démontré et prouvé par nos actions. Je m’engage à faire encore mieux. Nous allons capitaliser vos recommandations afin de continuer à changer l’image de notre secteur chaque jour », a-t-il assuré.
À l’issue de ce contrôle citoyen, les organisations de la société civile forces vives de Walikale ont indiqué que, un an après son entrée en vigueur, le plan local de développement du secteur des Wanianga est exécuté à 62 %, un niveau qu’elles jugent très satisfaisant.
Les actions menées par le chef de secteur au cours de ses 24 premiers mois de mandat ont porté sur plusieurs axes :Éducation : réhabilitation d’écoles et octroi de bourses d’études pour le troisième cycle à 13 ressortissants du secteur, infrastructures routières : ouverture de plus de 200 kilomètres de routes de desserte agricole. Santé : appui important aux structures sanitaires en médicaments essentiels.Administration locale : construction de bâtiments administratifs pour les 13 groupements de l’entité.Lutte contre l’apatridie : ouverture de bureaux secondaires de l’état civil dans chaque groupement. Emploi : soutien à l’entrepreneuriat des jeunes pour réduire le chômage. Gestion coutumière et foncière : résolution de plusieurs conflits.
En guise de reconnaissance, les organisations de la société civile ont décerné un diplôme de mérite au chef de secteur, avant de publier une déclaration de soutien. Elles se sont engagées à l’accompagner dans l’atteinte des objectifs fixés dans le plan local de développement, qui court jusqu’en 2028.
Illar Meztiller











