Les communautés pygmées voient leurs conditions de vie se détériorer dans la région de Kalonge, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu), alors que l’insécurité continue de paralyser les initiatives qui leur étaient destinées, dénonce ce vendredi 21 novembre l’un de leurs représentants.
Selon lui, la dégradation du contexte sécuritaire a entraîné l’interruption de plusieurs projets soutenus par des organisations partenaires, projets qui étaient pourtant essentiels au bien-être des populations autochtones.
Pascal Ndakobajira Kulimushi, secrétaire de l’Association d’autochtones de Kalonge, explique que cette situation prive les familles de leurs moyens de subsistance. Il évoque notamment les difficultés croissantes d’accès à la nourriture, le manque de prise en charge scolaire pour les enfants, ainsi que les obstacles pour obtenir des soins de santé.
« Depuis que la guerre a commencé, ces humanitaires ont cessé leurs interventions à notre égard jusqu’à présent. Nous, peuples autochtones, nous vivons une vie difficile, et misérable. Les autochtones n’ont pas des champs ni autres moyens de survie, » se plaint-il.
Déplorant également la malnutrition qui touche désormais de nombreux foyers autochtones de Kalonge, il lance un appel urgent aux organisations humanitaires afin de leur venir en aide et de soutenir durablement leurs moyens de survie.
Face à cette situation alarmante, les communautés pygmées de Kalonge espèrent que la reprise de l’aide humanitaire et des projets suspendus leur permettra enfin de retrouver des conditions de vie plus dignes et plus stables.
Jackson Maliyabwana











