Journée des droits des enfants : à Goma, des enfants utilisés dans la mendicité

Les acteurs des organisations de défense des droits des enfants en ville de Goma alertent sur l’utilisation des enfants dans la mendicité, une pratique qui s’est répandue ces dernières années.

Parmi ces acteurs, Furaha Balume déplore le fait que la majorité des enfants utilisés sont en âge scolaire et sont ainsi privés de leur droit à l’éducation, considéré comme l’un des plus fondamentaux. Elle prend la parole à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’enfant, célébrée le 20 novembre de chaque année.

Instaurée par les Nations unies en 1989, cette journée est l’occasion de réfléchir aux droits de chaque enfant dans le monde entier.

Cette défenseuse des droits des enfants estime que l’utilisation des enfants pour quémander répond certes à des raisons économiques, mais elle interpelle les parents et l’État congolais à lutter contre cette pratique qui, selon elle, met en péril leur avenir.

« Cet état de mendicité affecte profondément leur psychologie et compromet leur avenir. C’est véritablement une forme d’exploitation, dans le sens où l’on transforme ces enfants en source de revenus directe. L’État devrait davantage s’impliquer : il doit nous aider à prendre des mesures strictes concernant ces enfants qui sont dans la rue, rechercher leurs parents et les sanctionner pour permettre à ces enfants de rester à la maison, d’avoir accès à l’éducation et à leurs droits comme il se doit », pense-t-elle.

Il faut dire que la prolifération des enfants vivant dans la rue à Goma est un problème complexe qui nécessite une approche globale et concertée. Il est temps d’agir ensemble pour mettre fin à cette situation alarmante et garantir un avenir prometteur à la jeunesse de Goma, estiment plusieurs observateurs.

Victoire Muliwavyo