Kasaï Oriental : un mouvement pro-Tshisekedi réclame la levée des immunités d’un député cité dans le meurtre d’un policier

La structure « Bouclier du pouvoir du Président de la République » a demandé jeudi aux autorités provinciales du Kasaï Oriental de lever les immunités du député provincial Alfred Kabundi, accusé d’implication dans le meurtre d’un policier de garde, selon un mémorandum remis au président de l’Assemblée provinciale (APKOR).

« Nous avons l’honneur de vous transmettre ce mémorandum afin d’exprimer notre mécontentement suite à la léthargie de notre institution dans l’examen de la requête de l’auditeur supérieur », a déclaré le chef de la délégation, Florimond Kabamba, en lisant le document.
Il faisait référence à une demande datant du 25 octobre 2025 sollicitant la levée des immunités parlementaires du député Kabundi.

Le groupe affirme soutenir les efforts du président Félix Tshisekedi visant à renforcer l’État de droit. « Le combat loyal du Président de la République est d’instaurer un État de droit (…) et de faire disparaître la République des intouchables », a poursuivi Kabamba. « Nous constatons, au nom de la solidarité parlementaire, que votre institution s’écarte de la logique du Chef de l’État et des prescrits de la Constitution. »

Le mouvement appelle l’Assemblée provinciale à accéder à la demande de la justice militaire.
« Vu la gravité des faits, nous exigeons la levée des immunités du député conformément à la demande de la justice militaire », a ajouté Kabamba, affirmant que des bandits armés ayant tué le policier opéraient « en complicité avec l’honorable Kabundi Alfred », selon les informations fournies par l’auditeur supérieur.

Le président de l’APKOR, Willy Muya, a appelé au calme, assurant que la procédure suivrait son cours légal. « Tous les problèmes se règlent par la loi du pays », a-t-il déclaré. « L’honorable Kabundi est un Congolais, le policier Mukendi aussi. Tout va se régler par la loi. Rentrez chez vous, laissez les députés et la justice faire leur travail. »

Le policier Mukendi a été tué de nuit tandis qu’il montait la garde au domicile d’un professeur de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, agressé par des hommes armés qui ont emporté de l’argent, des téléphones, un ordinateur et d’autres biens. L’un des assaillants aurait ensuite avoué à la police que leur groupe opérait « sous la bannière » du député Kabundi, selon les autorités judiciaires.

La rédaction