Les activités socio-économique sont paralysées dans plusieurs villages du secteur de Bapere en territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu depuis le matin de ce mercredi 19 Novembre 2025.
Les habitants observent une journée de deuil en mémoire de victimes de la récente attaque des présumés ADF qui ont ciblé la localité de Biambwe, située à environ 64 kms de la ville de Butembo.
La journée ville morte en signe de deuil, a été appelée par les acteurs de la société civile et de mouvements citoyens de la région qui, par cette action, tentent de dénoncer les massacres à répétition dans le secteur de Bapere et dans la chefferie de Baswagha.
A en croire Blaise Kalisha, l’un des activistes organisateurs de l’action, l’objectif est d’exprimer leur indignation et interpeller les autorités compétentes afin de mettre fin à ces massacres des paisibles citoyens devenus accrus en territoire de lubero.
“Nous tenons à féliciter l’autorité territoriale qui nous a donné le go pour organiser le deuil collectif en mémoire de toutes les victimes qui ne cessent d’être tuées dans le secteur de Bapere et dans la chefferie de Baswagha, mais aussi nous remercions la population du territoire de Lubero qui a accepté le mot d’ordre des mouvements citoyens et groupe de pression de notre territoire. Nous profitons de l’occasion pour vous signifier que la population est vraiment indignée de cette barbarie qui continue de se passer sur notre territoire,” fait-il observer.
Pour rappel, lors de l’attaque du vendredi à samedi 15 Novembre, l’ennemi a touché plusieurs villages où 29 civils ont été tués et d’autres restent portés disparus. Au delà des maisons incendiées et plusieurs biens pillés, le centre de santé de Biambwe a été aussi vandalisé et certains de ses pavillons incendiés, confirme la zone de santé de Biena dans laquelle il se trouve.
Outre l’intersyndical des agents de santé dans la zone de santé de Biena, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), qui a suspendu ses prestations suite à cette situation, plusieurs sources rapportent que le couvent des soeurs religieuses de Biambwe vient aussi de suspendre ses activités de peur d’être la prochaine victime.
Victoire Muliwavyo









