Phénomène des opérations de chirurgie esthétique à Kinshasa : le député Guy Mafuta interpelle le ministre de la Santé

Cette question d’actualité s’inscrit dans un contexte où la chirurgie esthétique, longtemps perçue comme un luxe réservé à l’étranger, connaît un essor rapide en République démocratique du Congo, mais souvent en dehors de tout cadre légal clairement défini.

Depuis quelques semaines, de nombreuses jeunes filles cherchent à augmenter le volume de leurs fesses grâce au BBL (Brazilian Butt Lift), une opération de chirurgie esthétique consistant à remodeler la silhouette. Leur principal objectif est d’obtenir des formes plus rondes et une silhouette jugée plus harmonieuse, à l’image de certaines influenceuses qu’elles admirent sur les réseaux sociaux.

Selon plusieurs observateurs, cette pratique prend une tournure préoccupante à Kinshasa, avec la prolifération sur TikTok de publicités émanant de cliniques esthétiques non agréées, proposant des injections ou interventions de type BBL.

C’est dans ce contexte, et craignant les risques sanitaires liés à ce phénomène, que le député national Guy Mafuta Kabongo a interpellé le ministre de la Santé à travers une question d’actualité portant sur la multiplication de ces interventions esthétiques à Kinshasa.

Dans sa correspondance datée du 11 novembre 2025, l’élu de Tshikapa s’inquiète de la légalité et de la régularité des structures médicales pratiquant ces opérations, de plus en plus prisées dans la capitale.

Le député demande au gouvernement d’éclairer l’opinion publique sur plusieurs points essentiels, notamment : l’agrément et le contrôle des établissements médicaux pratiquant ces interventions ;le niveau technique des installations et les qualifications exigées des médecins impliqués ;les mesures de prévention contre les complications graves, y compris les cas de décès signalés à la suite de certaines opérations ;ainsi que les actions de contrôle et de sanction envisagées à l’encontre des structures opérant sans autorisation.

    Selon Guy Mafuta, cette interpellation vise à protéger la santé publique et à prévenir les dérives liées à la pratique non réglementée de la chirurgie esthétique dans le pays.

    Des témoignages récents relayés sur les réseaux sociaux font état de complications post-opératoires, voire de décès, attribués à des interventions mal encadrées, réalisées parfois dans des cliniques non agréées.

    Le ministre de la Santé est donc appelé à s’exprimer devant la représentation nationale afin de préciser les mesures en vigueur et les dispositifs de contrôle mis en place pour encadrer ce type d’actes médicaux.


    Victoire Muliwavyo