Le colonel Mesmin Kakule, présenté par le parquet comme le cerveau de la tentative de coup d’État impliquant plusieurs officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a reconnu lundi 10 novembre les faits qui lui sont reprochés, lors d’une audience de la Haute cour militaire tenue en foraine à la prison militaire de Ndolo, dans le nord de Kinshasa.
Devant les juges, l’officier a détaillé les circonstances de son implication présumée dans le projet de renversement du régime en place.
« J’ai été contacté par le prévenu Nzanzu, qui était venu du Canada. Dans un premier temps, il a été question pour nous de créer une société minière », a déclaré le colonel Kakule.
« Il m’avait ensuite mis au parfum que le Rwanda, par le truchement des multinationales, cherche à renverser le pouvoir de Kinshasa, parce que ledit régime est de mèche avec des gens qui exploitent les minerais. C’est ainsi qu’ils nous avaient chargés de monter ce coup d’État, en vue de nous installer et d’avoir ces minerais », a-t-il ajouté.
Le parquet général accuse le colonel Kakule et plusieurs autres officiers d’avoir planifié une opération militaire visant à renverser les autorités congolaises. Selon les juges, le groupe aurait bénéficié de soutiens extérieurs encore non clairement identifiés.
L’audience, tenue sous haute sécurité, s’inscrit dans le cadre du procès de la tentative de coup d’État annoncée par les autorités congolaises en mai dernier, au cours de laquelle plusieurs suspects avaient été arrêtés à Kinshasa.
La Haute cour militaire doit poursuivre les auditions dans les prochains jours afin d’établir les responsabilités de chaque prévenu.
La rédaction











