Sud-Kivu : des écoles en état de délabrement avancé dans la sous-division de l’EPST Kalehe 3


Plusieurs écoles du groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe (province du Sud-Kivu), se trouvent aujourd’hui dans un état de détérioration très avancé, conséquence des fortes pluies qui s’abattent depuis plusieurs mois sur la région.

Le mouvement citoyen OBAPG-RDC, noyau de Kalonge, a tiré la sonnette d’alarme ce lundi 3 novembre 2025, dénonçant une situation qu’il qualifie de « très préoccupante et alarmante » pour le système éducatif local.

« Cet appel fait suite à une situation très préoccupante et alarmante qui touche notre système éducatif local. En effet, dans la sous-division provinciale de l’EDUC-NC Kalehe 3, plusieurs écoles primaires et secondaires ont été gravement endommagées ou totalement détruites suite aux fortes pluies qui s’abattent ces derniers temps sur l’ensemble du groupement de Kalonge », a déclaré Yoweli Nyabirungu, militant de l’OBAPG-RDC.

Les dégâts touchent aussi bien les établissements primaires que secondaires.


Parmi les écoles primaires concernées, l’on cite : EP Mushingi, Bulungu, Sati, Nyatesa, Kaholo, Bisisi, Kalonge Cibinda, Bugaru, Miranga, Kalabuka, Ciuko, Muhesherwa, Muganga, CEGA, Nyamulirwa, Bugorhe, Mutale, Béthel, Bundimu, Nyamirere, Karama, Mutale CERPI et EP Bwemere.

Au niveau secondaire, les écoles affectées sont : Institut Bulungu, Bufeke, Bugarama, Burogoya, Kalmabo, Karhandali, Muhesherwa, Chaminunu, Bisisi, Bugaru, Mule, Itara, Kakunda, Ikunda, Ntulo et Institut Mushingi.

Cette situation prive des centaines d’élèves de leur droit fondamental à l’éducation, les contraignant à étudier dans des conditions précaires ou à abandonner complètement l’école.

Certains bâtiments sont partiellement effondrés, d’autres totalement détruits, rendant toute activité pédagogique impossible.


Face à cette crise, l’OBAPG-RDC appelle les autorités compétentes, les partenaires éducatifs, les ONG et les personnes de bonne volonté à intervenir d’urgence pour réhabiliter et reconstruire les établissements détruits.

« En sauvant ces écoles, c’est l’avenir de nos enfants que nous protégeons », a conclu Yoweli Nyabirungu.

Jackson Maliyabwana