À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée ce dimanche 2 novembre, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a lancé un appel vibrant à la justice, à la mémoire et à la vigilance.
Dans un message, Kamanda Wa Kamanda Muzembe, président de l’UNPC, a exhorté les autorités congolaises à faire toute la lumière sur les assassinats de nombreux professionnels des médias. Il a également invité les journalistes à redoubler de prudence face aux risques persistants liés à leur métier.
« La liste est longue », a-t-il déploré, évoquant plusieurs cas emblématiques demeurés sans justice :Franck Ngike Kangundu et son épouse Hélène, abattus à leur domicile dans ce qui s’apparente à une exécution commanditée ; Bapuwa Mwamba, assassiné dans des circonstances tout aussi troubles ; et Baudouin Kayembe, correspondant de la presse étrangère à Kinshasa, tué dans un passé plus lointain.
Le président de l’UNPC a souligné que de nombreux journalistes restent aujourd’hui encore exposés au danger, en particulier dans les zones sous l’emprise de groupes armés et d’agresseurs opérant pour le compte de forces étrangères.
Un appel collectif pour la liberté et la justice
Aux côtés de l’UNPC, l’Alliance des journalistes pour les droits humains (AJDH) s’est jointe à d’autres organisations nationales et internationales pour réaffirmer la solidarité du monde des médias face aux violences et à l’impunité.
L’AJDH appelle à une mobilisation commune pour la protection des journalistes, la promotion du droit à l’information et le respect des droits humains fondamentaux.
Ensemble, ces organisations rappellent que la liberté de la presse est un pilier de la démocratie et qu’aucune société ne peut progresser dans le silence et la peur.
Cette association se souvient également d’Yvette Bahati Kinoza, sa consœur d’une radio communautaire de Minova, dans le territoire de Kalehe, assassinée en 2023 dans des circonstances encore non élucidées.
Souvenir et engagement renouvelé
Kamanda Wa Kamanda a profité de cette journée pour évoquer également la mémoire de ses anciens collègues de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés au Mali en 2013, dont la vérité reste encore attendue.
« Que pouvons-nous demander d’autre à nos confrères, si ce n’est la prudence ? Les hommes politiques n’ont pas d’amis », a-t-il conclu.
Ce 2 novembre se veut non seulement un moment de recueillement pour les journalistes tombés au service de la vérité, mais aussi une journée d’action et d’engagement pour que la justice, la liberté d’informer et la protection des professionnels des médias deviennent une réalité durable en République démocratique du Congo et dans le monde entier.
La rédaction










