Tshopo : ouverture à Kisangani de l’atelier sur la gestion de la réserve de Yangambi

L’atelier de validation de la feuille de route du plan simple de gestion et du zonage de la réserve de biosphère de Yangambi s’est ouvert jeudi à Kisangani, dans la province de la Tshopo, sous l’égide de l’UNESCO et de ses partenaires.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur intérimaire de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, a rappelé que l’objectif principal de ces assises est de valider, de manière participative, la feuille de route conjointe pour la révision du plan simple de gestion et la redéfinition du zonage de la réserve.

« Il me revient donc de rappeler à toutes les parties prenantes ici présentes que l’objectif principal de cet atelier est de valider, de manière participative, la feuille de route conjointe pour la révision du plan simple de gestion et la redéfinition du zonage de la réserve de biosphère de Yangambi, tout en mettant en avant les rôles institutionnels, les chronogrammes et le mécanisme de coordination », a déclaré M. Lomoyo Iteku.

Le gouverneur a reconnu que la réserve de Yangambi, joyau écologique d’importance mondiale, fait face à plusieurs menaces, notamment la déforestation, la pression démographique, la pauvreté et le changement climatique.

« J’exhorte à une mobilisation collective pour préserver cet écosystème d’importance mondiale, véritable sanctuaire de vie et de savoir, symbole d’espoir pour les générations futures », a-t-il ajouté.

De son côté, Ghislain Mogenya Baraka, ministre provincial des Transports et Voies de communication, assurant l’intérim de sa collègue de l’Environnement, a salué les efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo « pour ses actions en faveur d’une paix durable sur l’ensemble du territoire national ».

Il a également rendu hommage au gouverneur de province, qui « s’emploie à relever les défis d’une Tshopo riche en réserves de biosphère mais confrontée à des problèmes d’exploitation illégale, de spoliation et d’empiètement ».

Représentant le bureau-pays de l’UNESCO en RDC, René Jiofack Bernardin a, pour sa part, rappelé que cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à faire de la réserve de Yangambi un pôle d’excellence sur le climat et la biodiversité.

« Depuis les dernières délimitations officielles, les dynamiques humaines et environnementales ont profondément transformé le paysage. Les activités agricoles, la pression foncière et les mutations institutionnelles ont modifié les limites de la réserve », a-t-il expliqué.

Face à ces évolutions, l’UNESCO et ses partenaires ont engagé un processus de révision du plan simple de gestion et du zonage afin d’adapter la gouvernance de la réserve « aux réalités actuelles du terrain », conformément au programme Man and Biosphere (MAB).

« Cet atelier nous permettra de partager un diagnostic commun sur les défis de gestion de cette réserve, de fixer les étapes et le calendrier de la révision du plan simple de gestion et du zonage, et surtout de définir les rôles et responsabilités de chaque acteur – des institutions publiques aux partenaires scientifiques, en passant par les communautés locales et les peuples autochtones », a-t-il conclu.

Sur deux jours, les travaux réunissent les représentants du ministère de l’Environnement et Développement durable (MEDD), de la coordination provinciale de l’Environnement/Tshopo, du programme MAB en RDC, ainsi que des institutions partenaires telles que l’INERA, le CSB, l’Université de Gand (UGent), l’ERAIFT, le CIFOR et le MRAC.

Participent également des organismes techniques (WRI, OSFAC, OFAC, IGC), des organisations communautaires et autochtones (AMUTUR, chefs de secteur, société civile locale), ainsi que plusieurs ONG et partenaires internationaux impliqués dans la protection et la gestion durable de la réserve.

La rédaction