Les autorités provinciales, la société civile et les partenaires techniques se sont réunis mardi à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, pour le lancement officiel de l’atelier provincial de consultation sur la politique nationale de la faune sauvage en République démocratique du Congo. Cet atelier marque une étape décisive dans le processus de réforme visant une gestion durable et inclusive des ressources fauniques du pays.
Un cadre de dialogue participatif pour une réforme nationale
Présidant la cérémonie d’ouverture, Jean-Marie Alula, ministre provincial des Finances assurant l’intérim de son collègue de l’Environnement, a souligné l’importance de cette rencontre dans le cadre de la dynamique nationale de réforme environnementale.
« L’atelier qui nous réunit aujourd’hui à Mbandaka s’inscrit dans le cadre de la dynamique nationale de réforme. Il constitue une étape cruciale de consultation provinciale, visant à recueillir les contributions, les observations et les recommandations de toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré.
M. Alula a insisté sur la nécessité d’une approche inclusive pour enrichir le projet de politique nationale sur la faune sauvage, afin qu’il reflète la diversité des réalités provinciales et les aspirations des populations locales.
« Votre mission ici est d’analyser, d’amender et d’enrichir le projet de politique nationale sur la faune sauvage, afin de garantir que ce document reflète la réalité du terrain et les aspirations des populations de l’Équateur et du pays tout entier », a-t-il ajouté.
Un engagement pour la biodiversité et le développement vert
Le ministre provincial a réaffirmé la volonté du gouvernement de l’Équateur d’accompagner toutes les initiatives visant la gestion durable de la faune et de la biodiversité, dans le respect des droits des communautés locales et autochtones.
« Puissent les réflexions qui sortiront de ces travaux renforcer la gouvernance du secteur de la faune sauvage et contribuer au rayonnement écologique et économique de notre province et de notre pays », a-t-il conclu.
La FAO en soutien technique et financier
Prenant la parole au nom du représentant ad interim de la FAO en RDC, Serge Sabi Oleko, Chef de Projet Gestion Durable de la Faune Sauvage à la FAO, a rappelé que la République démocratique du Congo possède l’une des faunes les plus riches du continent africain, mais qu’elle fait face à de nombreuses menaces.
« Depuis plusieurs décennies, cette faune est confrontée à des menaces sérieuses qui risquent d’entraîner sa disparition si des mesures adéquates ne sont pas prises à temps. Parmi ces menaces figurent la chasse incontrôlée, le braconnage, les conflits homme/faune et la transmission de zoonoses à potentiel épidémique », a-t-il précisé.
Selon lui, la FAO a répondu favorablement à la demande du ministère de l’Environnement pour accompagner techniquement et financièrement le processus de réforme de la politique nationale sur la faune sauvage.
Vers une politique participative et durable
M. Sabi Oleko a souligné que cet atelier provincial s’inscrit dans un processus participatif de consultation lancé par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat.
« L’objectif de ces ateliers est de donner aux parties prenantes provinciales l’occasion de critiquer, d’amender et d’enrichir le document de politique nationale de la faune sauvage. Des réponses durables ne peuvent être obtenues sans la contribution de nos populations locales, car ce sont elles qui vivent au quotidien avec cette faune », a-t-il conclu.
Organisé du 28 au 31 octobre à Mbandaka, cet atelier réunit un large éventail de participants : membres du gouvernement provincial, députés provinciaux, représentants d’associations féminines, chasseurs, vendeurs de viande de brousse, ainsi que partenaires techniques et financiers.
La rédaction











