Walikale : Le service de l’environnement en secteur des Wanianga appelle à la protection des vers de terre menacés



Le 21 octobre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale de vers de terre, cet écosystème forestier très important pour la fertilité de la terre.

À Walikale, le service de l’environnement dans le secteur des Wanianga a fait un constat amer lors de sa récente tournée dans cette entité dans le cadre de sa supervision environnementale.

La majorité d’agriculteurs utilise la méthode de culture surbrulie pour désherber des grands espaces avant de planter des semences, une méthode dangereuse pour la conservation et la protection des écosystèmes forestiers.

Pour le superviseur de l’environnement en secteur des Wanianga, la vie des vers de terre est en danger car ils périssent lors des feux de brousse provoqués par les activités humaines. Muhindo Nkuba Justin appelle la population agricultrice à abandonner cette pratique pour protéger la forêt et ses dépendants.

“L’article 56 de la loi 11/2002 du 29 Août 2002 portant code forestier interdit l’utilisation de feu dans l’agriculture. Ce qui se fait ne met pas seulement les vers de terre en danger mais tous les écosystèmes forestiers. Dans peu de temps, tous les champs ne seront plus fertiles car les vers de terre qui aident à fertiliser la terre sont menacés et sont en voie de disparition. Voilà pourquoi j’appelle tous les agriculteurs à abandonner cette pratique pour l’intérêt commun,” a-t-il fait savoir.

La journée mondiale des vers de terre met en lumière un acteur incontournable de la transition agroécologique. Les vers de terre ont longtemps été sous-estimés, pourtant, ces petits invertébrés jouent un rôle central pour la santé et la régénération du sol. Leur impact sur la structure du sol, l’infiltration de l’eau et la prolifération de la biodiversité est essentiel dans un contexte où l’agriculture cherche à s’adapter face aux défis du dérèglement climatique, estiment certains experts de l’environnement.

Rédaction