Une frappe de drones a ciblé dans la nuit du 14 au 15 octobre l’usine d’extraction d’or de Twangiza Mining, située dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, et actuellement exploitée illégalement par les rebelles du M23, selon des sources locales concordantes.
Trois bombes larguées par des drones ont atteint les installations électriques, notamment les conteneurs d’Aggreko, utilisés pour la production de courant nécessaire au fonctionnement de l’usine.
L’attaque a paralysé totalement le site, a précisé un habitant de la région.
L’usine de Twangiza Mining, autrefois propriété de la société canadienne Banro, avait été cédée en 2018 à Bayin, une entreprise chinoise, qui l’a ensuite revendue à une autre firme chinoise, Ultrawell. Cette dernière a perdu le contrôle du site après l’occupation de la zone par le mouvement rebelle M23.
Depuis la prise de contrôle de la mine, des combattants du M23 exploitent illégalement le site aurifère, ne maintenant sur place qu’environ 300 travailleurs, confrontés à de graves difficultés logistiques et sécuritaires.
Malgré celà, au moins cinq extractions d’or ont été réalisées, dont la première avait permis la sortie de 60 lingots d’or, d’après les informations recueillies sur place.
Au lendemain de la frappe, plusieurs employés ont commencé à fuir la zone, craignant de nouvelles attaques. L’usine est désormais à l’arrêt complet, et sa remise en service semble incertaine en l’absence de moyens techniques et financiers pour réparer les infrastructures endommagées.
Cette frappe intervient quelques jours après une opération menée dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre par l’armée congolaise contre une autre position tenue par les rebelles dans la région.
L’assaut, lancé vers 1h du matin, avait visé des installations du M23 à Twangiza. Un camion avait été endommagé et des bureaux alentours touchés par l’explosion, causant notamment des dégâts matériels. Un chauffeur avait été retrouvé en état de choc, selon les mêmes sources.
Les autorités militaires congolaises n’ont pas encore commenté officiellement ces frappes, qui semblent marquer une intensification des opérations contre ce groupe.
La rédaction










