Nord-Kivu : 8 morts dans une attaque ADF à Lubero, plus de 20 maisons incendiées

Huit (8) civils ont été tués et au moins 26 maisons incendiées lors d’une nouvelle attaque attribuée aux terroristes ADF dans les villages de Katanga et Mukondo, situés dans le sud du groupement Manzia, chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero, province du Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo. L’incursion meurtrière s’est déroulée dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre 2025.

Selon des sources locales, les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont pris d’assaut cette entité située à une vingtaine de kilomètres de Mahimba, sur l’axe Buyinga-Mayiba. Malgré les alertes lancées en amont par le **Centre d’Éducation des Femmes pour le Développement Social (CEFADES), l’attaque a pu se produire, plongeant la population dans une panique généralisée.

« L’agglomération de Katanga-Mukondo a été la cible d’une incursion violente. Malgré les alertes de notre structure, les ennemis ont surpris la population. Huit personnes ont perdu la vie, toutes des civils, et plus de vingt maisons ont été réduites en cendres », a indiqué Mwami Nzanzu Bonane, chef de la chefferie des Baswagha, dans une déclaration faite à notre rédaction.

Les assaillants ont surgi dans la localité alors que les habitants étaient déjà regroupés au centre commercial de Katanga, où ils pensaient être en sécurité. Mais peu après, des coups de feu ont éclaté, semant la terreur et provoquant un exode massif vers les localités voisines de Buyinga, Buthumbe, Tantantale et Vumbute.

« La population a fui dans la panique en pleine nuit. Même les zones supposées sécurisées ont été envahies par les balles. Les gens se sont dispersés dans la brousse à la recherche d’un refuge », témoigne un habitant ayant échappé à l’attaque.

Le bilan, encore provisoire selon les autorités locales, pourrait s’alourdir. Certaines familles signalent toujours des personnes portées disparues, tandis que les traces laissées par les assaillants laissent craindre d’autres pertes humaines.

L’intervention des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a permis de repousser partiellement les assaillants et de contenir l’attaque à Mukondo. Toutefois, l’ennemi aurait également visé la position des combattants Wazalendo affiliés au Mouvement des Résistants Patriotes Congolais (MENEA-NDULA),  présents dans la même zone.

« La situation reste critique. Les civils continuent de fuir. Beaucoup cherchent encore un abri sécurisé », ajoute une source humanitaire contactée sur place.

Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes sur la capacité des forces de sécurité à protéger les civils dans cette région constamment endeuillée par les violences armées. Elle intervient quelques semaines après une série d’assauts similaires dans d’autres localités du Grand Nord.

La rédaction