Face à la montée inquiétante de l’insécurité dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, l’archevêque métropolitain Mgr Marcel Utembi Tapaa a proposé ce lundi 6 octobre 2025 un renforcement des mesures de contrôle sécuritaire, notamment à travers la surveillance des mouvements des personnes et la fouille ciblée des habitations suspectes.
Lors d’un échange avec la presse locale, le prélat a lancé un appel pressant aux services de sécurité pour qu’ils jouent pleinement leur rôle dans la protection de la population et de ses biens.
« Il faut que les services de sécurité soient capables de maîtriser les entrées et les sorties de la ville. Et pourquoi ne pas envisager aussi des contrôles dans certaines maisons pour y chercher des armes ? », a-t-il insisté.
Kisangani, jadis considérée comme une ville paisible, est aujourd’hui en proie à une insécurité chronique. Depuis près de trois ans, des bandes armées et des hommes non identifiés sèment la terreur dans plusieurs quartiers.
Des actes de pillages, vols, viols et assassinats sont fréquemment signalés, aussi bien la nuit que le jour, selon des témoignages concordants. Les lieux ciblés sont divers : hôpitaux, commerces, domiciles privés, bureaux de change, etc.
La population, excédée par cette situation, dénonce régulièrement l’inaction ou l’inefficacité des forces de l’ordre sur le terrain.
Pour Mgr Utembi, les causes de cette insécurité sont multiples : la pauvreté généralisée, la circulation incontrôlée des armes, mais aussi l’absence de contrôle effectif sur les mouvements de personnes à travers la ville.
« La misère, la pauvreté, le manque de maîtrise du flux des armes et des mouvements de personnes aggravent la situation sécuritaire à Kisangani. C’est cela que tout le monde déplore aujourd’hui », a-t-il déploré.
Le chef de l’Église catholique dans l’archidiocèse de Kisangani appelle également les autorités à renforcer les capacités logistiques et humaines des services de sécurité, afin de leur permettre de répondre efficacement aux défis.
Outre les propositions faites, l’archevêque a exhorté les autorités politico-administratives à « mettre les moyens nécessaires à la disposition des forces de l’ordre pour leur efficacité sur le terrain ».
Pendant ce temps, les autorités compétentes affirment continuer à peaufiner des stratégies de sécurité pour traquer tous les fauteurs de troubles et restaurer la quiétude dans cette grande ville du nord-est de la République Démocratique du Congo.
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