La reprise des activités scolaires demeure timide dans la chefferie des Baswagha, secteur des Bapere, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), suite à la dernière incursion meurtrière des terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF).
L’alerte a été lancée par les autorités administratives de la région, préoccupées par le faible taux de fréquentation scolaire et le nombre réduit d’enseignants depuis l’attaque.
Les établissements scolaires touchés par cette situation enregistrent un nombre très faible d’élèves. Ces derniers se retrouvent souvent sans enseignants, malgré l’ouverture officielle de l’année scolaire 2025-2026.
« C’est depuis l’incursion des rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF) en Ntoyo, territoire de Lubero, que les activités tardent à reprendre dans plusieurs écoles de la chefferie des Baswagha. Dans d’autres établissements scolaires, l’on observe un petit nombre d’élèves, souvent en attente des enseignants, mais en vain», a déploré M. Vianney Kitswamba, président du Comité local de la protection civile en chefferie des Baswagha.
Ce dernier appelle à une mobilisation collective pour sauver l’année scolaire dans cette entité fragilisée par l’insécurité persistante. Il exhorte tant les enseignants que les parents d’élèves à jouer pleinement leur rôle.
« Les autorités traditionnelles et administratives ont tenté à maintes reprises d’appeler les enseignants et les parents à s’impliquer activement pour l’effectivité des activités scolaires, mais rien n’est parfaitement fait jusqu’ici», a-t-il ajouté.
Sur le terrain sécuritaire, les autorités militaires affirment ne ménager aucun effort pour restaurer la paix dans les zones affectées par les attaques répétées des rebelles ADF.
« Les autorités militaires sont à pied d’œuvre pour ramener la paix et la sécurité dans ces entités régulièrement ciblées par les rebelles, afin que la vie reprenne son cours normal. À la population de collaborer avec les services, car la sécurité est l’affaire de tous », a conclu M. Kitswamba.
Rappelons que la région de Lubero fait partie des zones les plus touchées par les violences des groupes armés dans l’est de la République Démocratique du Congo, avec des conséquences lourdes sur la vie sociale, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
La rédaction










