Dans une démarche qualifiée de « stratégique et historique », le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et anciens combattants, Me Guy Kabombo Mwadiamvita, a procédé mardi à la pose de la première pierre pour la construction d’un imposant camp militaire à Tshipuka, dans la province du Kasaï Oriental. Un vaste projet d’infrastructures militaires et sociales sur une superficie de plus de 2.000 hectares.
« Le choix porté sur cet endroit au cœur de la République démocratique du Congo est un choix stratégique. Désormais, c’est à partir d’ici que vous pouvez atteindre toute la République en moins de deux heures », a déclaré le VPM Kabombo devant un public composé de militaires, de chefs coutumiers et de la population locale.
Située à 22 kilomètres au sud de Mbuji-Mayi, la localité de Tshipuka dans le groupement de Bena Bilonda, chefferie de Bakwa Kalonji, territoire de Tshilenge a été choisie pour accueillir ce projet d’envergure. En plus d’un camp militaire moderne, il est prévu la construction d’une poudrière, d’un hôpital ultra-moderne, ainsi qu’une école équipée selon les standards contemporains.
Selon Me Guy Kabombo, cette initiative découle directement de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant la montée en puissance des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
« C’est un choix du Président de la République, Commandant suprême des forces armées. Ce projet ira jusqu’au bout et vous verrez vous-même le début des travaux. C’est ainsi que nous allons renforcer la puissance de nos forces, que je remercie pour leur résilience et leur engagement pour la défense de notre souveraineté », a-t-il martelé.
Accompagné du commandant de la 21ème région militaire, le général John Tshibangu, et de ses adjoints, le vice-Premier ministre a été accueilli à l’aéroport national de Mbuji-Mayi avant de se rendre sur le site.
La cérémonie de pose symbolique de la première pierre a été conduite par le conservateur des titres fonciers de Tshilenge, qui a remis au VPM une truelle pour sceller l’acte fondateur du chantier.
Ce moment solennel, bien que privé de la présence d’autorités politico-administratives et sécuritaires de la province, a été salué par les chefs coutumiers locaux et les habitants venus nombreux.
D’après plusieurs observateurs, ce projet militaire à Tshipuka pourrait jouer un rôle clé dans la nouvelle stratégie sécuritaire du pays, en raison de la position géographique centrale du site.
La rédaction










