Une vive tension a gagné la population de Kibirizi, Kabanda et leurs environs ce mardi 16 septembre 2025, dès les premières heures de la journée jusqu’en début d’après-midi, suite à des rumeurs persistantes sur une présence massive des présumés éléments VDP/Wazalendo.
Ces derniers seraient venus en réaction à l’activisme du M23 dans la région.
Selon plusieurs sources locales, cette psychose s’est intensifiée suite aux événements de la veille, lundi 15 septembre 2025, à Kibirizi-centre, où, sur ordre des autorités rebelles du M23/RDF-AFC-ARC, un jeune homme identifié comme Fabrice Musakara aurait été arrêté, pendu, puis exécuté publiquement.
Il était accusé d’être un voleur à main armée opérant dans la zone de Kibirizi, située dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
L’image ayant circulé sur les réseaux sociaux et relayée par des sources locales a profondément choqué l’opinion publique. Elle montre la brutalité de l’exécution, renforçant ainsi le climat de terreur imposé par les forces rebelles dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
« Ce genre d’exécution publique ne fait qu’augmenter la peur parmi les habitants. Personne ne se sent en sécurité ici. Les jeunes sont particulièrement ciblés. Seul Dieu nous protège, nous peuple innocent congolais, jusqu’au retour définitif de la paix chez nous en Est-RDC »,a déclaré un cadre de la jeunesse de Kibirizi.
Les membres du Bureau Local du Parlement des Jeunes de la RDC originaires de la chefferie de Bwito, actuellement en déplacement à Lubero au Nord-Kivu pour raisons de sécurité, ont également réagi à cette situation.
Dans un court communiqué transmis à notre rédaction, ils appellent à la vigilance, à la retenue et à une intervention rapide des autorités compétentes pour restaurer l’ordre et mettre fin aux exactions.
« Nous condamnons avec la dernière énergie cette justice expéditive exercée par les rebelles du M23. La jeunesse de Bwito est profondément meurtrie et appelle les instances nationales et internationales à ne pas fermer les yeux sur les crimes commis dans le silence à Rutshuru », a souligné un représentant du parlement local des jeunes.
Alors que la peur règne à Kibirizi et dans les villages voisins, la population continue de fuir par crainte de nouveaux affrontements. Le spectre d’un affrontement entre les groupes armés VDP/Wazalendo et les forces du M23 ne fait qu’aggraver une situation humanitaire déjà précaire dans cette région frontalière, encore largement hors du contrôle des autorités étatiques.
La rédaction











