Le Président burundais Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région (MRS), a effectué ce dimanche une visite de travail express à Kinshasa.
Accueilli tôt le matin à l’aéroport international de N’djili par le Vice-Premier ministre congolais en charge de la Défense, Guy Kabombo Mwadiamvita, le chef d’État burundais s’est ensuite rendu à la Cité de l’Union africaine. Là, un déjeuner de travail l’attendait avec son homologue congolais Félix Tshisekedi, dans une atmosphère empreinte de cordialité diplomatique.
Cette rencontre de haut niveau survient à seulement trois jours de la tenue du 12e Sommet du MRS, prévu pour le 28 mai à Kampala, en Ouganda. Elle s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par le président burundais, à la veille du passage de témoin à la tête du mécanisme régional.
Dans un communiqué publié par la présidence burundaise, il est précisé que la mission de Ndayishimiye avait pour but principal d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Signé en 2013, cet accord regroupe onze pays africains autour d’une ambition commune : instaurer une paix durable et un développement partagé dans la région des Grands Lacs.
Lors de leur entretien à huis clos, les présidents Ndayishimiye et Tshisekedi ont revisité les engagements pris dans le cadre de cet accord. Ils ont également abordé la situation sécuritaire dans l’est de la RDC et les efforts bilatéraux en matière de défense et de lutte contre les groupes armés actifs dans les zones frontalières.
“Pour faire avancer la paix, il faut marcher ensemble, dans la transparence et la solidarité”, aurait déclaré une source diplomatique proche du président burundais, résumant l’esprit de cette rencontre stratégique.
Les deux pays, qui partagent près de 230 kilomètres de frontière, entretiennent des relations qualifiées d’« excellentes », selon plusieurs observateurs régionaux. Leur coopération, notamment dans les domaines de la sécurité, du renseignement et des opérations militaires conjointes, se renforce face aux défis posés par les groupes armés qui sévissent dans la région.
Fait notable, à la fin de cette visite, le Président Tshisekedi a personnellement raccompagné son homologue burundais à l’aéroport, un geste à haute portée symbolique salué par les chancelleries africaines comme un signe fort de fraternité et de solidarité entre Kinshasa et Bujumbura.
Bien que les deux chefs d’État n’aient fait aucune déclaration publique à l’issue de leur réunion, les enjeux de leur entretien résonnent clairement : l’avenir de la paix dans les Grands Lacs passe par un leadership concerté et une volonté politique ferme.
Rédaction










