Nord et Sud-Kivu : Le cri d’alarme ignoré de Jean-Paul Waitsolo face à la précarité des députés et ministres provinciaux déplacés

Plus d’un mois après l’appel pressant lancé par Jean-Paul Waitswalo, notable du Nord-Kivu, sur la situation alarmante des députés et ministres provinciaux contraints à l’exil intérieur suite aux conflits armés dans l’Est de la RDC, aucune mesure concrète n’a été prise pour soulager leur souffrance. Une situation que l’homme qualifie d’« inacceptable », notamment à cause de ses lourdes conséquences sur les familles de ces responsables.

Dans un message exploité par lesvolcansnews.net ce jeudi, Jean-Paul Waitswalo rappelle que le 6 avril dernier, il avait « tiré la sonnette d’alarme concernant la situation précaire des députés et ministres provinciaux du Nord et Sud-Kivu, contraints par la guerre de vivre loin de leurs juridictions respectives ». Cependant, aucune réponse des autorités nationales ne s’est manifestée depuis cet appel.

Aujourd’hui, la détresse est palpable. D’après lui, près de 50 % des enfants de ces autorités ne fréquentent plus l’école, faute de moyens financiers. Pire encore, leurs familles seraient privées de soins médicaux adéquats, expulsées des établissements scolaires, et spoliées de leurs biens à Goma et Bukavu.

« Nombre de ces responsables, avant d’accéder à leurs fonctions officielles, étaient des fonctionnaires ayant dû démissionner pour servir la Nation. Ce choix, motivé par un profond sens du devoir, est aujourd’hui lourdement sanctionné par les circonstances », déplore-t-il.

Jean-Paul Waitswalo en appelle au Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, lui-même élu des députés provinciaux du Nord-Kivu et récemment devenu sénateur, pour qu’il agisse en urgence. Il insiste sur l’importance de mettre en place un filet de sécurité minimal, notamment par le versement d’un fonds pour permettre à ces familles déplacées de faire face aux besoins essentiels : éducation, santé, logement.

« Il est crucial que ces députés et ministres provinciaux déplacés puissent bénéficier au minimum d’un petit fonds , jusqu’au retour effectif de la paix dans leurs provinces », martèle-t-il.

Une crise humanitaire silencieuse, qui touche même les représentants officiels de l’État, abandonnés à leur sort est actuellement observée dans la partie Est de la RDC. L’appel de Jean-Paul Waitswalo résonne comme un dernier espoir pour ces familles qui n’avaient d’autre ambition que de servir loyalement la République.

« Servir la République ne devrait pas être synonyme de sacrifice total pour soi et pour sa famille,» Jean-Paul Waitswalo.

LA REDACTION