Le gouvernement doit éradiquer en urgence les maisons de tolérance, car plusieurs enfants y sont exploités sexuellement. Cet appel a été lancé par le président du Parlement des enfants de Butembo-Lubero lors d’une séance d’alerte sur les violations des droits des enfants, organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des enfants, ce 20 novembre 2024.
Des enfants, des adultes et des autorités urbaines ont pris part à cette activité qui s’est tenue dans la grande salle de l’hôtel de ville. D’emblée, Joel Ngunza a souligné la prolifération actuelle des maisons de tolérance dans la ville de Butembo. Après les enquêtes menées, le Parlement des enfants a constaté que de nombreux enfants y sont exploités sexuellement sans leur consentement. Il invite le gouvernement à intervenir rapidement pour fermer ces maisons de tolérance, qui constituent un danger pour la vie des enfants.
« Nous demandons l’intervention des autorités et surtout que cette situation soit prise en urgence, car lorsqu’il s’agit d’exploitation sexuelle, ce sont ces maisons de tolérance qui sont répertoriées. Ces maisons doivent être éradiquées, soit fermées par nos autorités », a-t-il plaidé.
Cette année, la Journée internationale des droits des enfants est célébrée sous le thème « Écoutons le futur ». Dans l’espace Butembo-Lubero, l’ASBL IPAB a recensé au moins 800 maisons de tolérance, dans lesquelles les mineures sont principalement exploitées sexuellement. Selon l’organisation, la plupart de ces maisons de tolérance sont situées à Vutsundo, Vichai, Londo et au centre commercial.
Rosette Kamukehere









