Un atelier organisé par l’ONG « Journaliste en Danger » à Kinshasa, ce samedi, a abouti à un appel urgent pour la dépénalisation des délits de presse et l’adoption d’une loi garantissant le droit des citoyens à l’information.
C’est suite à un rapport alarmant sur l’impunité en matière de liberté de la presse en République Démocratique du Congo (RDC).
« La RDC est parmi les pays qui ne disposent pas d’une loi garantissant aux citoyens l’accès à l’information détenue par l’administration publique », a affirmé le Coordonnateur national de JED, Tshivis Tshivwadi, lors de l’atelier. Sa déclaration a été appuyée par la présence de nombreuses personnalités, y compris le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Le rapport de JED souligne l’importance cruciale de l’accès à l’information pour une démocratie fonctionnelle. « Cette situation limite considérablement la qualité du travail des journalistes », a précisé Tshivwadi. En effet, la criminalisation de certains actes journalistiques engendre une atmosphère de peur, où les journalistes congolais sont régulièrement confrontés à des procès et des peines d’emprisonnement pour des délits d’opinion.
Cette dynamique est inquiétante et soulève des questions sur la liberté d’expression en RDC. Les journalistes, en tant que gardiens de la démocratie, doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte de représailles. JED appelle donc à des réformes législatives permettant non seulement la dépénalisation des délits de presse, mais aussi l’établissement d’un cadre juridique robuste pour l’accès à l’information.
L’atelier a mis en lumière la nécessité d’un dialogue entre le gouvernement et les acteurs de la société civile pour construire un environnement où le journalisme peut prospérer. La dépénalisation des délits de presse serait un pas significatif vers la protection des journalistes et l’amélioration de la qualité de l’information.
En somme, la voix des journalistes doit être libérée des entraves juridiques pour permettre une meilleure circulation de l’information et une participation éclairée des citoyens aux affaires publiques. L’appel lancé à Kinshasa n’est qu’un début, mais il est essentiel pour instaurer une culture de transparence et de responsabilité en RDC.
La rédaction











