Campagne « Zéro uniforme » à Butembo : les idées divergent, les enseignants sur les qui-vive

Les avis divergent dans la classe sociale de Butembo, après l’annonce d’une campagne « zéro uniforme  » dès le lundi 21 octobre 2024 sur toute l’étendue de la ville par les groupes de pression pour soutenir les enseignants grévistes.

Certains habitants rencontrés par votre reporter le samedi 19 octobre 2024, ne sont pas du tout d’accord avec la décision de la synergie des groupes sociaux.

Ils pensent que  ce sont  les enseignants eux-mêmes qui doivent s’organiser en syndicats pour bien canaliser leurs revendications à qui de droit.

« Si l’argent des enseignants n’arrive pas c’est puisqu’il y a une chose que les enseignants semblent ignorer. Il y a différents bureaux notamment celui du chef de l’Etat, celui du ministre des finance. Et les enseignants savent d’où provient leur argent. Ils devraient créer une commission qui fera le suivi de leurs revendications » a indiqué un habitant rencontré sur rue Matadi.

D’autres, par contre, sont confiants que si tous les secteurs sont impliqués dans la lutte le gouvernement peut répondre aux revendications des enseignants. C’est le cas de cette femme rencontrée au centre-ville.

« Que tous les enfant restent à la maison pour que la solution soit trouvée. Et si ça ne va pas le gouvernement devra voir comment décanter la situation » a-t-elle lancé.

Pendant ce temps, les sous-proveds de sous divisions éducationnelles de Butembo 1 et 2 ainsi que les gestionnaires d’écoles conventionnées et privées de Butembo mettent en garde quiconque compte déstabiliser les activités scolaires. 

« Le secteur de l’éducation est apolitique », rappellent ces autorités scolaires   dans une déclaration rendue publique 18 octobre 2024. C’était à l’issue d’une réunion d’urgence tenue après que la synergie des groupes sociaux ait annoncé une campagne « zéro uniforme » depuis le lundi 21 octobre prochain  pour soutenir les enseignants grévistes dans leur lutte.

Les chefs de sous divisions et les gestionnaires d’écoles conventionnées, non conventionnées et privées agrées tiennent pour responsables de déstabilisation des activités scolaires, des dégâts humains et matériels qui peuvent survenir les initiateurs  d’une quelconque manifestation visant les écoles.

Ils invitent au même moment les autorités  de prendre des dispositions de sécuriser les écoles, les enseignants et les écoliers contre les menaces des groupes de pression et mouvement citoyens. Ils instruisent aux inspecteurs de descendre sur terrain dès le matin de lundi pour constater les absences des enseignants dans les écoles pour des mesures disciplinaires.

« Aux parents d’envoyer  les enfants à l’école  chaque jour ouvrable pour éviter les échecs scolaires » ont-ils dit.

Pour rappel, c’est  depuis le 2 septembre 2024 que les enseignants du secteur public ont entamé leur mouvement de grève sèche. Par cette action les professionnels de la craie réclament l’augmentation de leur salaire à hauteur d’un  million 500 mille francs congolais, la présence des listings de paie avec montant, la suppression des zones salariales, le paiement des enseignants nouvelles unités.

Joëlle Mwengevalwahi, à Butembo