Beni : affecté par la crise nutritionnelle, Kyavinyonge court le risque de la crise alimentaire

L’insécurité alimentaire à l’Est de la République Démocratique du Congo, continuent d’entraver de manière disproportionnée l’accès des femmes à une alimentation nutritive dans surtout dans les agglomérations rurales du Nord-Kivu.

Tenant compte du récent rapport de la quinzaine d’octobre 2024 émanant du comité de santé de ce coin du territoire de Beni, des femmes accouchent des bébés de poids insuffisants.

« Ceci est une conséquence de la malnutrition chez les parents. Ce village de pêche situé au bord du lac Édouard en Territoire de Beni cours ainsi le risque d’une insécurité alimentaire sans précédent », a indiqué M. Élie Ombeni acteur de la société civile forces vives, qui a rapporté l’alerte du Centre de santé de référence de Kyavinyonge localisée dans la Zone de Santé de Kyondo.

Selon le nutritionniste et diététicien Kaposo, “une nutrition inadéquate chez les femmes et les filles peut entraîner un affaiblissement des défenses immunitaires, un mauvais développement cognitif et un risque accru de complications graves durant la grossesse et l’accouchement”.

Toujours selon lui, cette situation engendre des effets néfastes et irréversibles menaçant la survie, la croissance puisque la moitié des retards de croissance chez les enfants de moins de 2 ans se déclarent durant la grossesse et avant l’âge de six mois.

Toutefois, pour prévenir la dénutrition chez les enfants, la nécessité s’impose dans la lutte contre la malnutrition chez les adolescentes et les femmes.

« La cité lacustre de Kyavinyonge est forcément soumise aux affres de la guerre en province du Nord-Kivu et malheureusement, les suppléments en micronutriments multiples ne sont plus disponibles comme jadis », regrette t-il.

Ces derniers temps, la cité lacustre de Kyavinyonge ne bénéficie plus d’une quantité suffisante en terme des activités halieutiques. C’est l’une des raisons de ce désagrément.

Plusieurs études ont montré que, l’alimentation des femmes enceintes n’influence pas seulement le poids de l’enfant à la naissance mais aussi sa croissance jusqu’à l’âge de 5 ans.

Depuis l’année passée, l’UNICEF intensifie ses efforts dans les pays les plus durement touchés par la crise nutritionnelle mondiale, notamment en République Démocratique du Congo.

PAUL ZAÏDI