L’hôpital général de référence de Boga, entité située à 120 kilomètres au sud de Bunia dans le territoire d’Irumu en Ituri, fait face à une multitude de difficultés d’ordre fonctionnel.
Le problème électrique est le plus courant de cette structure sanitaire. D’après les sources médicales, les patients qui doivent passer dans les soins d’urgence ainsi que les soins intensifs sont, de fois, contraints à aller acheter le carburant pour pouvoir alimenter le groupe électrogène de l’hôpital afin d’être soignés.
« Il y a aussi le problème de l’incinérateur, fallait qu’on puisse construire là où il y a des zones de déchets mais on n’a pas assez de moyen. Par rapport aussi à l’énergie, nous avons un problème très sérieux à l’énergie ici. En soins d’urgence et en soins intensifs, si on veut utiliser les concentrateurs, ça pose problème. C’est pourquoi là, on dit aux malades d’acheter de l’essence et puis ils utilisent ça comme ça » a laissé entendre le docteur Dieudonné Ruhigwa Takumara dans une communication faite à lesvolcansnews.net ce jeudi 22 septembre 2024.

Outre le courant électrique, l’hôpital de Boga est buté au problème d’eau mais également au manque d’une morgue pouvant servir de conservation des corps des êtres ayant perdu leurs vies.
« Et l’eau aussi quand ça bloque, nous sommes obligés d’envoyer les gens aller chercher de l’eau au niveau des ruisseaux. Par rapport aussi à la morgue, nous faisons un plaidoyer, s’il y a des gens de bonne foi, ils peuvent nous aider » a ajouté notre interlocuteur.
Le docteur Takumara Dieudonné Ruhigwa sollicite l’aide du gouvernement congolais et ses partenaires humanitaires pour pallier à ces difficultés énumérées ci-haut pour, non pas mettre fin aux cas de décès mais plutôt réduire ou prévenir les dangers futurs.
Rappelons que l’hôpital général de référence de Boga, chef-lieu de la chefferie de Bahema Boga, a été aussi cible des rebelles ADF lors de leur incursion du 31 mai 2021. Lors de cette attaque, une partie de l’hôpital a été incendié par ces extrémistes islamistes au côté de plus de 80 civils tués dans les chefferies de Bahema Boga, Bahema Mitego et Banyali Tchabi.
Nickson Manzekele, à Boga









