Un atelier de lancement officiel de la deuxième phase du projet “Mupaka shamba letu”, signifiant “la frontière, notre gagne-pain”, s’est tenu ce jeudi 19 septembre à Goma, Nord-Kivu.
Ce projet ambitieux, mis en œuvre en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi, vise à consolider la paix par le biais du commerce transfrontalier.
Dans un contexte régional souvent marqué par des tensions politiques et économiques, cette nouvelle phase se veut être une réponse proactive. La première phase a déjà permis un renforcement significatif des capacités des commerçants transfrontaliers.
Cette fois-ci, l’accent est mis sur l’approche “business for peace”, l’amélioration des revenus et la capacitation des acteurs locaux dans la promotion de la paix. Les résultats attendus incluent une meilleure cohésion sociale entre les communautés et une intégration régionale renforcée.
“Je demande de faire tout son possible pour rechercher la paix et ensuite la consolider”, a exhorté Jean-Romual Ekuka Lipopo, Vice-gouverneur de province.
Il a ajouté que le commerce transfrontalier pourrait devenir une voie essentielle pour la paix. “Si nous pouvons chercher cette paix par le biais du commerce, ce serait quelque chose de bon”, a-t-il souligné, promettant le soutien du gouvernement provincial pour l’exécution de ce projet.
Narcisse Zihindula, chef de projet “Mupaka shamba letu” pour l’ONG Alerte International, a également mis en lumière les bénéfices économiques du projet.
“Ce projet permet de renforcer l’économie et d’améliorer les revenus des ménages, tout en répondant à des besoins de survie”, a-t-il déclaré.
Selon lui, le commerce peut être un puissant vecteur de paix, créant des opportunités d’interaction et de collaboration entre les différentes communautés.
L’atelier a rassemblé des commerçants exerçant des activités transfrontalières, des agents des services aux frontières, ainsi que des autorités urbaines et des chefs de quartiers de Goma. Ce partenariat multisectoriel est essentiel pour garantir la réussite des actions envisagées.
La dynamique actuelle dans la région des Grands Lacs révèle que la paix ne peut se limiter à des démarches diplomatiques ou militaires. Au contraire, comme le souligne Zihindula, “la cohésion sociale renforcée entre les communautés est une clé pour un processus d’intégration régionale pacifique et sensible aux conflits”.
Cette approche met en avant l’importance du développement durable dans la quête d’une paix durable.
Ainsi, le projet “Mupaka shamba letu” s’inscrit comme un modèle innovant, où le commerce devient non seulement un moyen de subsistance, mais aussi un catalyseur pour la paix. Les espoirs sont grands, et le chemin vers une intégration régionale apaisée est tracé, avec la conviction que les frontières peuvent aussi être des ponts plutôt que des barrières.
La rédaction










