RDC : Judith Suminwa Tuluka lance l’année scolaire 2024-2025 sous la menace de l’épidémie de Mpox

 

La rentrée scolaire 2024-2025 a été officiellement lancée en République démocratique du Congo par la Première ministre Judith Sulikuwa Tuluka, ce lundi 2 septembre 2024, au Lycée Lamba Ntumua, à Kimpese, dans le territoire de Songololo, au Kongo Central. Lors de cette cérémonie, elle a réitéré la volonté du Gouvernement de poursuivre la gratuité de l’enseignement de base, initiée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

“J’ai l’honneur de lancer cette rentrée scolaire 2024-2025 ici, au Kongo Central”, a-t-elle déclaré devant les élèves et les officiels présents. “Nous allons veiller à la continuité de la gratuité de l’enseignement de base pour l’avenir de notre jeunesse. Nos enfants doivent bénéficier d’une éducation de qualité pour devenir les futurs leaders de notre pays”, a-t-elle ajouté.

La Première ministre a également souligné l’engagement du Gouvernement à résoudre les problèmes sociaux des enseignants. “Nous sommes conscients des difficultés que vous traversez. Nous sommes un Gouvernement responsable, et nous allons respecter nos engagements pris avec le banc syndical. Sans vous, nous ne pouvons avancer. Nous ferons tout pour vous offrir de meilleures conditions de travail afin d’assurer une formation de qualité à nos élèves”, a-t-elle poursuivi.

Cette rentrée scolaire intervient dans un contexte de crise sanitaire liée à l’épidémie de Mpox. La Première ministre a exhorté les enseignants et les élèves à respecter scrupuleusement les directives émises par le ministère de la Santé pour prévenir la propagation de cette épidémie. “Il est impératif de suivre les consignes du ministère de la Santé. Nous devons être extrêmement vigilants pour éviter toute propagation”, a-t-elle averti.

À ce jour, aucun cas suspect de Mpox n’a été détecté au Kongo Central, mais le Gouvernement prend des mesures pour administrer des vaccins et limiter l’impact de cette épidémie.

Le lancement de l’année scolaire a également été l’occasion pour Amos Nzazi, représentant du ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté au niveau provincial (PROVED), d’appeler à une plus grande mobilisation pour l’éducation des filles. “Nous constatons que plus les élèves progressent dans leur cursus scolaire, plus les effectifs des filles diminuent. Il est crucial de sensibiliser les filles sur l’importance de l’école car, comme le dit l’adage, ‘éduquer une femme, c’est éduquer une nation entière'”, a-t-il déclaré.

Des mesures seront mises en place pour encourager la scolarisation des jeunes filles, et les parents ainsi que la communauté sont invités à participer activement à cet effort.

Pendant ce temps, au Nord-Kivu, la rentrée scolaire a été marquée par un climat de tension en raison du boycott des enseignants affiliés aux syndicats Syeco et Fosynat. Ces derniers protestent contre leurs conditions de travail précaires et revendiquent un salaire minimum de 500 dollars américains. Certaines écoles, notamment dans l’ouest de Goma, ont rouvert timidement leurs portes, mais l’atmosphère reste tendue, avec peu d’élèves dans les rues, les parents préférant garder leurs enfants à la maison par précaution.

Magloire MUTULWA