Nord-Kivu : Inhumation douloureuse de 200 victimes de l’agression rwandaise au cimetière du Genocost de Kibati-Nyiragongo

 

200 corps de déplacés ayant succombé aux violences de l’agression rwandaise ont été inhumés avec dignité ce lundi, au cimetière du Genocost de Kibati-Nyiragongo, situé à 17 km au nord de Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

 

Mme Mwavita Chambu, ministre des Droits humains, a exprimé la douleur collective lors de son allocution.

« Nous nous réunissons dans une atmosphère de douleur pour honorer la mémoire de ces 200 âmes innocentes, arrachées à leurs familles par la violence insensée. Chaque vie perdue est un rappel poignant de l’inacceptabilité de la violence. Ce jour de deuil est aussi l’occasion de réaffirmer notre engagement à construire un avenir exempt de telles tragédies. Leur sacrifice appelle à une action collective pour mettre fin aux conflits et protéger les vies humaines dans notre pays. »

Pour la ministre, ce moment est une opportunité de réfléchir aux horreurs passées et de renforcer la détermination à prévenir leur répétition. Elle a également souligné l’engagement du chef de l’État et du gouvernement à mettre fin au cycle de violence et à punir les responsables.

Le gouverneur du Nord-Kivu, le général Peter Chirimwami Nkuba, a exprimé sa tristesse : « C’est avec une profonde douleur que nous enterrons aujourd’hui deux cents compatriotes victimes des atrocités des M23-RDF et de leurs alliés. Nous avons espoir en la résurrection, mais les circonstances atroces de leur décès interpellent notre conscience. Le gouvernement provincial et toute la population du Nord-Kivu présentent leurs condoléances aux familles endeuillées et assurent les blessés, veuves, veufs et orphelins de leur soutien. Nous regrettons que certains compatriotes soient manipulés pour nuire à leur propre pays. »

Le gouverneur a affirmé que les souffrances des victimes ne resteraient pas impunies et ont appelé à la vengeance. L’évêque Joël Amurani, prédicateur du jour, a apporté un message d’espoir malgré la misère endurée, affirmant que la fin de la crise est proche : « Après une route montagneuse, il y a toujours une vallée. »

La cérémonie a été marquée par des louanges, des témoignages émouvants et le dépôt de gerbes de fleurs avant que le cortège funèbre ne se rende au cimetière du Genocost où les deux cents victimes reposent désormais en paix.

La rédaction