Le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, le général major Cirimwami Nkuba Peter, a recommandé aux journalistes du Nord-Kivu, le respect de la déontologie et des lois de la République ce vendredi 03 mai comme seule façon d’assurer la liberté de la presse.
C’est lors de la cérémonie de commémoration de la journaliste internationale de la liberté de la presse en ville de Goma, chef-lieu de la province.
« Ce n’est nullement l’intention de dire que vous devez travailler dans le régime des sans entraves mais plutôt des pleins professionnels des responsabilités en suivant le paysage fonctionnel de votre profession devant se dessiner et se façonner» », a recommandé le général major Cirimwami Nkuba Peter, gouverneur de la province avant de recommander «au respect du code d’ethnique et de la déontologie des journalistes congolais, la Constitution de la république démocratique du Congo, le code numérique congolais, la nouvelle loi régissant la liberté de presse, la régulation du contenu par le conseil superieur de l’audiovisuel et de la communication ».
L’exercice de la presse dans la situation de guerre est difficile a semblé dire la présidente sectionnaire de l’Union nationale de la presse au Nord-Kivu, Mme Rosalie Zawadi, qui a peint un tableau moins reluisant du secteur médiatique dans cette partie de la RDC avant d’en appeler à plus d’efforts en conformité avec le thème local à savoir « silence aux armes, voix aux journalistes. Soutenez la presse au Nord-Kivu ».
« Il est impossible d’exercer notre métier dignement dans des conditions précaires », a fait observer la Présidente de la corporation comme pour déplorer la précarité dans laquelle travaillent nombreux journalistes sans salaires ni contrats de travail. Elle a ainsi fait un plaidoyer soutenu en faveur des journalistes déplacés ayant fui leurs milieux naturels à la suite de la guerre du M23.
Sachez également que dans son communiqué publié à l’occasion de cette journée, le Journaliste en danger (JED) exprime ses inquiétudes quant à la montée de la censure et des menaces contre les journalistes en République Démocratique du Congo (RDC).
Depuis les États généraux de la presse en janvier 2022, où des engagements de réforme avaient été pris, peu de progrès concrets ont été observés. Malgré l’adoption d’une nouvelle loi sur la presse en mars 2023, cette dernière n’est pas pleinement appliquée, laissant les journalistes exposés à des pressions et des actes de censure.
Des exemples récents illustrent cette tendance préoccupante, notamment l’arrestation injuste et la condamnation d’un journaliste dans une affaire politiquement chargée, ainsi que des directives restrictives émanant du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC).
JED met en lumière une série d’actes et de déclarations menaçant la liberté d’expression, notamment dans le contexte d’un possible conflit entre le gouvernement et l’Église catholique. Cette escalade de tensions souligne une volonté politique de restreindre les espaces de liberté pour les médias indépendants.
La rédaction










