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Ituri : encadrés dans un projet champêtre, des ex-combattants FPIC réduisent considérablement les violences armées à Irumu

Ituri : encadrés dans un projet champêtre, des ex-combattants FPIC réduisent considérablement les violences armées à Irumu

C’est un espoir vers la paix dans le territoire d’Irumu plus précisément dans le groupement Tchini ya Kilima en chefferie des Andisoma, au sud de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

100 personnes dont 50 jeunes à haut risque ayant accepté volontiers quitter la milice Front Patriotique et Intégrationiste du Congo FPIC pour la vie civile, sont encadrés par le réseau des associations pour le Développement RAD dans des activités champêtres aux villages Kakalaza et Sezabo 3 ou Zaboli.

Ce projet visant à contribuer à la réduction des violences armées a réussi à atteindre 700 bénéficiaires indirects car, pendant la culture, les concernées venaient avec leurs dépendants, renseigne le coordonnateur du réseau des associations pour le Développement RAD, ONG exécutant le dit projet dans des terrains octroyés par l’administration locale.

« Le projet a eu à encadrer au total 100 bénéficiaires directs mais a mobilisé au-moins 700 bénéficiaires parce que les bénéficiaires directs venaient avec leurs dépendants pour aussi profiter de cette activité. La première phase c’est la culture de maïs et d’ici là, décembre nous allons récolter les maïs » a fait savoir Florent Nzama dans une interview accordée à Lesvolcansnews.net.

À en croire notre source, après la culture et récolte, viendra la deuxième phase du projet qui constituera à la transformation de ces maïs à travers une minoterie qui sera installée à Nyakunde avant de les injecter dans la commercialisation qui, à son tour, va permettre à ces jeunes à haut risque de se procurer un revenu avec quoi ils vont encore acheter d’autres semences.

« Et nous allons installer une minoterie de transformation à Andisoma. Donc, le projet se trouve aux villages Kakalaza et Zaboli dans le groupement Tchini ya Kilima. La deuxième phase constituera à la transformation de ces maïs et on va aller dans la commercialisation » ajoute-t-il.

À la fin de ce projet, que deviendra ces jeunes à haut risque et/ou ex-combattants FPIC ?

Florent Nzama répond qu’une formation sur la pérennisation du projet a été organisée à leur intention pour leur survie future.

« Ces jeunes ont été organisés en groupements agricoles afin d’évoluer vers les coopératives agricoles pour que le projet soit pérenne. Donc les produits qu’ils vont vendre, ils vont les réinjecter dans les activités champêtres pour aller au-delà de 40 hectares la semaine prochaine » renchérit notre source.

Satisfecit de la Monusco sur la réduction des violences armées en groupement Tchini ya Kilima

Finançant ce projet, la Monusco se réjouit du fait qu’avec ces activités champêtres qui occupent les jeunes à haut risque, une réduction totale de la violence armée s’observe dans le groupement Tchini ya Kilima. D’après le chef du bureau de cette mission onusienne en Ituri, avec la réussite de ce premier lot, la paix est déjà possible dans cette partie du territoire d’Irumu.

« Comme vous le savez, c’est un projet de la réduction des violences communautaires. C’est un projet qui s’inscrit dans une chaîne d’action. Il y a eu le dialogue intracommunautaire Bira qui a été organisé et à la suite de cela, la chefferie a mis à la disposition des espaces pour des jeunes à haut risque qui voudraient bien quitter les groupes armés. Il y a déjà un impact visible, à partir de Nyakunde jusqu’ici, il y a aucun soucis, il n’y a pas des barrières car on circule et les groupes armés ont levé tous les barrages et cheik points. On n’a plus de tracasserie que ces jeunes gens causaient à la population et on voit aussi que la violence a baissé » constate Karna Soro qui a fait une descente le 04 novembre, dans le groupement Tchini ya Kilima pour se rendre compte de l’évolution de ce projet ayant trait à la section DDR de cette mission onusienne.

Il faut signaler rappeler que le groupement Tchini ya Kilima, entité dont le nom est communément attribué à la milice FPIC, vivait sans autorité coutumière depuis près de 22 ans soit depuis 2003. Ce n’est qu’en mars 2022 que l’administrateur militaire d’Irumu, le colonel Siro Nsimba Bunga Jean, avait procédé à l’installation du chef dans cette entité.

Nickson MANZEKELE, de retour de la zone

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