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Kasindi-Conflit ICCN et quartier Congo ya sika : Est-ce un véritable marché des ONG autour du parc national des Virunga ? ( Tribune de Paul Zaïdi)

Kasindi-Conflit ICCN et quartier Congo ya sika : Est-ce un véritable marché des ONG autour du parc national des Virunga ? ( Tribune de Paul Zaïdi)

D’emblée, en République Démocratique du Congo où les rapports sociaux se tendent et la société se judiciarise davantage, la médiation apparaît comme un moyen adapté pour apaiser les tensions.

Cependant, les médiations des organisations non gouvernementales (ONG) n’aboutissent pas. Face à cet échec, les médias sont emballés dans l’aventure perplexe des chefs terriens, des acteurs politiques et des experts des organisations environnementales. Aucune convention de concessions réciproques n’est mise en pratique de manière approfondie.

• Querelle de voisinage :

Quand un désaccord s’envenime, mieux vaut une bonne médiation qu’un mauvais procès ! Alors, dans la cité frontalière de Kasindi cette approche pacifique est menée par des personnalités caractérisées par des incertitudes notoires concernant, le dossier épineux du quartier Congo ya sika et le parc national des Virunga, sur fond des intérêts mesquins et politiques.

Les terriens réclament les espaces ancestraux, l’institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) campent sur sa prise de position entre la conservation participative et policière en cas d’éventualités.

L’idée d’en finir avec ce conflit des limites entre le Parc national des Virunga et le quartier Congo ya sika à Lubiriha dans la cité frontalière de Kasindi enlisé, sans passer par une procédure judiciaire longue et coûteuse est souhaitée par le commun des mortels. Malheureusement, les médiations chroniques n’ont jamais apporter une solution adéquate et acceptable de manière durable.

Lorsque ça tourne au vinaigre :

Les processus de négociations organisés par les médiateurs (Différentes organisations non gouvernementales), sont jusqu’à présent peu reluisants. Ces ONG demandent d’énormes assistances financières auprès de bayers des fonds, pour organiser des ateliers, réunions et séances de réflexion depuis maintenant 10 ans. Mais, la population riveraine du parc national des Virunga (PNVI) continue à demeurer dans le conflit foncier avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

L’échec lamentablement des accords, des feuilles de route et conventions collectives sur le respect de la limite provisoire entre le quartier Congo ya sika et le parc national des Virunga, est largement connu de tout le monde. Cette situation est liée aux attitudes adoptées par les antagonistes et parties prenantes. Chaque camp veut tirer profit de son côté. Dans cette confusion alimentée dans la quasi-totalité par les leaders communautaires, les acteurs politiques en trouvent le sujet favorable destiné à la campagne électorale.

Le contexte couplé à l’explosion démographique :

Les supposés envahisseurs et occupants temporaires des espaces qui engendrent une tension permanente entre le parc national des Virunga (PNVI) et le quartier Congo ya sika, sont généralement identifiés comme des déplacés de guerre en provenance des milieux ruraux où pèse le terrorisme, les familles ayant une précarité aiguë et les familles des coutumiers ainsi que les terriens. Cette population est à la recherche de terres arables et parfois, de terrains pour construire les habitations domiciliaires.

Est-ce que la médiation commence à être utilisée comme une opportunité du marché des ONG ?

Tellement que, le conflit entre les riverains du Parc national des Virunga (PNVI) et l’institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) fait grand bruit, les organisations non gouvernementales (ONG) s’accordent le luxe de chercher les partenaires financiers, pour effectuer plusieurs projets d’harmonisation, de cohabitation pacifique et de réconciliation au profit de la protection de l’environnement, tout en préservant les intérêts de la population civile.

Ces ONG organisent des rencontres de hautes factures (où, les participants obtiennent les frais de transport etc…), Alors que, le conflit persiste et les recommandations adoptées à l’unanimité par les parties prenantes souffrent d’une meilleure applicabilité sur terrain.

Les réalités inévitables :

En principe, le rôle des ONG devrait être celui d’aider les parties prenantes au conflit évoqué à trouver une solution qui convient à tout le monde, et qui permet de sortir de l’impasse pour éviter un procès. Et normalement, les ONG qui interviennent dans ce dossier chronique ne doivent pas prendre parti pour un côté ou pour l’autre. Elles ne doivent pas décider même en clandestinité sur, qui a raison ou qui a tort.

Elles doivent guider les structures concernées à choisir elles-mêmes la solution à leur conflit ou à leur désaccord. Et au finish, si les parties en conflit ne trouvent pas de solution grâce à la médiation, elles peuvent toujours essayer d’autres moyens pour régler la situation.

PAUL ZAÏDI

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