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Situation sécuritaire dans l’Est : la RDC en appelle à l’application des sanctions par les Nations Unies

Situation sécuritaire dans l’Est : la RDC en appelle à l’application des sanctions par les Nations Unies

 La République démocratique du Congo en appelle à l’application des sanctions dans le cadre de la situation sécuritaire dans l’Est, ont souligné, lundi au cours du briefing hebdomadaire le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula et le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya autour de l’évolution du front diplomatique face à l’agression contre la RDC.

« Nous avons demandé à la délégation du Conseil de sécurité lors de son récent séjour en RDC que tous les rapports existants (Rapport Mapping et le rapport des experts des Nations Unies), soient examinés et qu’on en tire toutes les conséquences. Pour cela, il faut appliquer les sanctions puisque celles-ci existent », a insisté le vice-Premier ministre Lutundula.

Loin de s’attendre à un miracle des Nations Unies, le chef de la diplomatie congolaise a cependant appelé à l’application des sanctions. « On ne doit pas compter sur les Nations Unies mais on doit compter avec les Nations Unies ». Nous disons qu’il y a une Charte des Nations Unies et d’autres instruments juridiques qui gèrent les nations, ceux-ci peuvent servir à l’application de ces sanctions.

Dans le mot introductif de son intervention, Christophe Lutundula a rappelé le sens des visites du Président français, Emmanuel Macron et surtout celle de la délégation du Conseil de sécurité des  Nations Unies, soulignant dans la foulée les attentes du peuple congolais.

« L’objet de la rencontre était de voir ce que nous pouvons faire ensemble avec les Nations Unies, comment faire en sorte que le partenariat entre les Nations Unies et la RDC s’améliore et comment faire pour que la MONUSCO soit en phase avec la population congolaise et que les Nations Unies apportent des solutions », a relevé Christophe Lutundula sur la visite de la délégation du Conseil des sécurité des Nations Unies en RDC.

Les échanges avec cette délégation ont été circonscrits autour de 3 volets, à savoir : la paix et la sécurité, la stabilité et le développement social et économique dans l’Est de la RDC. Nous leur avons recommandé  « d’examiner avec rigueur et de prendre des mesures efficaces et adéquates, d’améliorer notre partenariat et de construire  une nouvelle perspective par des ajustements qui nous permettront d’aller de l’avant ».

En ce qui concerne la MONUSCO, Christophe Lutundula a plaidé pour des réajustements. « Si on veut réellement redorer l’image ternie de la MONUSCO, il faut procéder par des ajustements. Ça ne sert à rien d’obtenir des résultats si le mandat de la MONUSCO n’est pas musclé », ajoutant que « d’ailleurs, le secrétaire général des Nations Unies avait bel et bien reconnu que la MONUSCO  n’est pas à mesure de remplir sa mission et qu’on réfléchisse en profondeur, d’ajuster nos approches et nos méthodes de travail ».

Prenant la parole à son tour, Patrick Muyaya a évoqué un besoin pour Kinshasa que la vérité soit établie autour d’un travail historique qui permet de mettre à jour tout ce qui s’est passé.

« Nous nous faisons notre part, ceci fait part de l’héritage. Cela n’exonère en rien la responsabilité de la communauté internationale dès lors que l’origine de la crise en RDC c’est l’arrivée des réfugiés rwandais », a dit le ministre Muyaya, avant de souligner qu’aujourd’hui la question sécuritaire mise sur orbite comme jamais auparavant.

« Aujourd’hui, les Congolais doivent être sûrs que jamais auparavant la question de la sécurité n’a jamais été prise en charge que sous le Président Tshisekedi (…) Nous avons compris, nous sommes les premiers à trouver les solutions à nos problèmes », a-t-il rassuré.

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