Sud-Kivu : Plus de 10 personnes assassinées en espace de deux semaines à Kalehe (rapport de la FESCIV)

Plus de dix personnes ont été tuées par assassinats dans l’espace de deux semaines au cours du mois de novembre dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu.

C’est ce que fait savoir le rapport de la fédération de la société civile de Kalehe rendu public ce mardi 29 novembre 2022, qui dresse un bilan de cas multiples des tueries sur l’ensemble de ce territoire.

« parmi les cas les plus récents, un jeune garçon ramassé mort dans le village de Shanje en date du 27 novembre 2022. Un capitaine des FARDC nommé Mungupesi Buterezi a été tué sur la route Kusisa-Tushunguti à Butacha dans le Kusisa en groupement de Ziralo la soirée du dimanche 27 novembre 2022 vers 18h30 par des bandits armés non connus. Monsieur Jean Marie Ndugutse âgé de 45 ans est un autre originaire de Murambi Kaloba tabassé à demi mort à l’issue d’un vol des moutons qu’il a organisé dans le village de Kusisa à BIRUMBU ce 28 Nov 2022 à 18h, celui-ci a été sauvé grâce à la promptitude des FARDC basé à Shanje qui devient ses autres compagnons de lutte. Une femme a été assassinée dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 novembre 2022 par des personnes non encore identifiées à Kaitoleya, sous village de Chamishasha, Groupement de Mubuku dans la chefferie de Buhavu a Kalehe, Manirankunda paix à son âme d’environ 53 ans a été assassiné vers 21h par des inconnus armées non encore identifiés, la défunte a laissé derrière elle le veuf Baisenge et 5 orphelins, » rapporte James Musanganya, président de cette structure.

Tout en condamnant ces actes inciviques, celui-ci se pose la question : « À quand finira cette insécurité dans le territoire de Kalehe? »

La Fédération de la Société Civile de Kalehe dénonce et appelle les autorités ayant la sécurité dans leurs attributions à prêter toute leur attention à cette zone pour préserver les vies humaines. « Il est anormal que dans un espace de deux semaines seulement on enregistre un bilan pareil. C’est inadmissible,», regrette -t-elle.

Néanmoins, cette structure citoyenne demande à la population d’être prudente, de collaborer avec les services de sécurité et à dénoncer les fautaires en eau trouble.

Jackson Luanda Maliyabwana