Quelques heures après les frappes des avions de chasse de l’armée congolaise sur des positions des rebelles du M23 à Rutshuru ce mardi 8 novembre 2022, la direction de ce mouvement vient de réagir via un communiqué signé par son porte-parole.
Dans ce document, le M23 dénonce ces bombardements et fait savoir que les forces armées congolaises ont frappé avec des avions de chasse et des hélicoptères d’attaque des zones habitées par les civils.
Néanmoins, ce mouvement rebelle réitère son engagement de dialogue avec le gouvernement congolais afin de parvenir à une paix durable.
« La direction du mouvement du 23 mars, M23 en sigle, informe la communauté nationale et internationale que les forces de la coalition gouvernementale congolaise utilise des avions de chasse et des hélicoptères d’attaque pour bombarder des zones fortement peuplées tuant des civils innocents, créant ainsi des déplacements massifs des populations civiles», lit-on dans ce communiqué.
Et de chuter,
«Notre mouvement réitère son engagement engagé à un dialogue direct avec le gouvernement congolais pour une paix durable dans notre pays, n’envisage plus de retourner dans les camps de réfugiés et devra donc se défendre et protéger les populations, ainsi ira jusqu’où la menace provient pour y mettre fin».
En rappel, plusieurs positions des rebelles du M23 ont été la cible des frappes des avions de chasse des Forces armées congolaises ce mardi 8 novembre 2022 à Rutshuru, principalement à Chanzu, dans le groupement de Jomba et Musungati dans le parc national des Virunga.
Nos sources indiquent que la colline de Musungati est souvent utilisée comme le passage pour l’infiltration des alliés du M23. Si Runyonyi (une colline contrôlée par les rebelles dans la même zone) est présenté un centre d’Instruction M23 et canal de ravitaillement depuis le Rwanda, Chanzu lui est plutôt une base logistique et État-major commandement des rebelles, Mbuzi (une autre colline) est un Etat-major Opération et Protection du M23.
La rédaction











