21 ans après la suspension des activités du Comité International de la Croix-Rouge CICR, en territoire de Djugu au nord de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, suite à l’assassinat de ses 6 agents en 2001, cette structure annonce pour l’année prochaine 2023 la reprise de ses interventions dans cette partie de l’Ituri.
Révélation faite ce lundi 07 novembre 2022 par l’ancien chef de la sous-delegation du CICR/Bunia avant de laisser la commande à Buelhoff Clara, sa remplaçante à ce poste.
D’après Marc Soupa, cette reprise d’intervention du CICR au côté des personnes victimes des conflits armés à Djugu est consécutive à la garantie sécuritaire qui y règne à ce jour.
” Moi je prend souvent cet exemple de personnel de santé, pourquoi est-ce que le personnel de santé est protégé par le droit international humanitaire ? C’est parce que souvent le personnel de santé travaillant dans une zone donnée n’est pas de la localité. S’il est menacé, il ne va pas prendre de risque et il va fuir. Et il va mettre beaucoup plus de temps à revenir dans la zone. Il faudra que toutes les garanties sécuritaires soient remplies pour y retourner. C’est ce qui s’est passé en 2001, nous avons perdu 6 de nos collègues et ça nous pris 21 ans pour revenir travailler dans le territoire de Djugu. Aujourd’hui, nous avons tout qui était mis en place, tout qui était préparé pour que nous puissions retourner travailler sur le territoire de Djugu en 2023 ” a dit Marc Soupa dans son dernier entretien avec la presse de Bunia.
Il faut rappeler que les 6 agents de cette organisation ont été tués par les forces négatives lors de la guerre interethnique des années 98-2003 dans le territoire de Djugu, ce qui avait prévalu la suspension de toutes les interventions du CICR dans cette entité territoriale de l’Ituri meurtrie depuis longtemps.
Nickson Manzekele depuis Bunia











